Dans le flot continu des voyageurs pressés
J'ai croisé un enfant aux yeux couleurs d'opale
Lumière parmi les ombres, aérien, il marchait,
Ouvrant grand sur le monde son regard de ciel pâle.
Je n'avais pas de temps, mais j'ai pu capturer
La lueur belle et simple de ce regard d'enfant.
Comme l'ambre emprisonne un insecte égaré
J'ai gardé en mon coeur contre marées et vents
Cet éclat de candeur sur perle de rosée
Qui m'a chaviré l'âme et remplie de bonheur.
Cette image restée au creux des souvenirs
Tel un phare salutaire dans mes jours sans chaleur
Me revient, me réchauffe, enfin me fait sourire...
La force et l'innocence d'un regard sur un quai...
Ce texte est extrait de mes participations au 50eme défi du samedi (une bien belle fête que celle de cet anniversaire où j'aurais aimé être plus présente ,mais bon...), Janezcka demandait en commentaire si j'avais pris une photo... ben oui....


20 commentaires:
Tu viens de me filer des frissons ! Fichtre ça fait du bien de te lire :-))
L'insecte prisonnier de l'ambre résine, c'est la photographe ?
Oui, une bien belle fête !
Sandrine, merci ma belle, je me fais rare ,je sais, prise par la vie qui m'appelle en dehors de la blogobulle..
Papistache , la photographe est prisonnière volontaire et heureuse de son activité contrairement au moustique pris dans la résine...
Je ne le goûte finalement qu'en le lisant ici. Pourtant, c'est moi qui l'ai mis en ligne, en compagnie de septante (soixante-dix) autres.
J'y retourne, sans oublier de te faire la bise.
Oh! Quels yeux!!!!
C'est sublime ce texte ! ET ta photo, elle a produit une sorte de CHOC dans mon ventre..un peu comme celle de McCurry avec sa jeune Afghane (oui, jsuis d'accord, le contexte est loin d'être identique...mais je trouve que la puissance captée est assez semblable)
Walrus, je reconnais que samedi ça devait être un peu l'over dose de mots pour toi et les 3 autres GO...
Je te fais une bise aussi ..
Val, oui hein? ça tue quand tu les croises dans la rue, je t'assure...
Green , wouaow, quelle comparaison! je suis flattée, mais comme tu dis ce regard là était serein et beaucoup plus facile à capter ...
"La force et l'innocence d'un regard sur un quai..."
C'est SUPERBE Tilu, poème et photo ! Un énorme bravo !
Ta photo colle parfaitement à ton texte ! et quel troublant regard !
J'aime...et me suis laissée bercer par la musicalité de tes mots...
Et puis cette photo! ces yeux verts!
MAGNIFIQUE!
Chouette ! ! ! Tilu est reviendue !
Ca existe en vrai des yeux comme ça ? ce garçon là va briser des coeurs, c'est sûr !
Parfois, un simple regard croisé illumine une journée ...
Des bises
Magnifique! merci.
rien à dire , rien à redire !
MAP, merci !
Brigou, c'est que...le texte a été écrit en pensant à la photo... :-)
Coum, moi aussi ils m'ont impressionnée..
Teb, tout à fait , c'est bien ce qu'il s'est passé....
Janezcka, de rien , faut toujours demander, on sait jamais... ;-)
Véron, alors...tout est dit.. :-D !
Mme Dek, oui.. y'a des chances. La dernière fois que j'avais vu des yeux exceptionnels avant ceux-là,ils étaient violets... vraiment violets ,sans lentilles... mais je n'avais pas mon appareil avec moi...
T'avais pas ton appareil ? Fichtre et moi qui croyais que c'était une partie naturelle de ton corps, je suis surprise ;-)
Tout est dit dans tes quatre premiers vers vraiment étonnants... d'une force expressive incroyable... Bravo, chère Tilu, et bises !
" Dans le flot continu des voyageurs pressés
J'ai croisé un enfant aux yeux couleurs d'opale
Lumière parmi les ombres, aérien, il marchait,
Ouvrant grand sur le monde son regard de ciel pâle."
Un ensemble fort et délicat. Je l'avais raté aussi...mais je n'ai pas eu le temps de tout lire.
Sandrine, tu as raison, il pourrait l'être! :-D
Dourvac'h, Merci de ton passage ici.. et de tes mots gentils..
Kloelle, faut dire que le jour J, on ne savait plus où donner de l'oeil! :-D
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