jeudi 6 mars 2008
mardi 4 mars 2008
C'est encore loin?...Chut! Rame!

lundi 3 mars 2008
4 éléments
Pour une fois je ne rêvais pas , elles étaient bien là en train de prendre pieds dans ce monde... Comme des enfants sortis du ventre de leur mère mais déjà capables de se mettre debout, à l'équilibre précaire et la démarche hésitante des premiers pas, mais portés par la joie et la fierté du travail bel et bien accompli....

Le Feu:

Et puis Mesdemoiselles....
L'air:

et l'Eau:

vendredi 29 février 2008
La route du sel
Depuis les dunes de sables bosselant le bord de mer, des chemins rectilignes , cernant des eaux rosissantes m'ont conduite jusqu'aux dunes de sel....

Ce paysage des marais salants bâti par l'homme est monotone, mais là- bas en Camargue, la lumière s'accroche sur tout ce qu'elle rencontre , le miroir de l'eau, la rouille des moulins , les écluses corrodées, l'écume saline, le fond des vasières, les fleurs de cristaux , le bois des trappes rongé par l'eau salée, les montagnes de sel immaculées, et le rend plus beau....


L'homme travaille dans ce paysage et le sculpte, il construit des montagnes et puis il les déplace, il transporte des petits tas pour en faire des gros, et vice-versa comme un géant ferait des pâtés de sables....

et ça me ravit....
Pour en savoir plus sur les salins du midi et la récolte du sel c'est ici.
jeudi 28 février 2008
La Camargue ou le bout du monde
lundi 25 février 2008
Rose comme...
Par une belle , très belle fin d'après-midi d'hiver, j'ai rencontré dans un pays de vent, de sable et d'eau, un être étrange , extraordinaire, qui vivait les pieds dans l'eau , au milieu des roseaux. Jusqu'à présent je n'en avais vu que de loin , en vol, loin des chemins, farouches à l'approche, mais là, c'était un face à face....
Il m'a laissé m'approcher doucement, j'ai apprécié sa tolérance, et avec une lente prudence, sur la berge de l'étang , je me suis installée. Là, j'ai ouvert grand mes mirettes et j'ai admiré, je me suis faite la plus discrète pour ne pas l'effaroucher....
Il me voyait de son oeil jaune, mais il m'a gentiment ignorée , et à continuer à vivre comme si de rien n'était...
Moi , j'étais à la fête, persuadée que la nature me faisait un énorme cadeau... A peine si j'osais respirer. J'avais devant moi un spectacle époustouflant, des couleurs incroyables, des scènes inouïes. J'étais au milieux d'eux,comme si je vivais avec eux. J'avais comme un passeport nature, ou une cape d'invisibilité.... comme si j'étais devenue l'espace d'un moment un grand oiseau perché sur des échasses.... couleur bonbon....
A certains moments , j'aurais presque pu les toucher, mais il ne m'en est même pas venue l'idée . Pourquoi troubler tant de beauté? De quel droit? je n'avais juste qu'à admirer.... et c'est ce que j'ai fait, silencieuse, interdite, comme si j'avais peur que le rêve s'évanouisse ...
Et jusqu'à ce que le soleil se couche, je me suis laisser mangée par les moustiques sans broncher, parce que j'étais assise au beau milieu d'une centaine de flamants roses, qui ont accepté la petite chose que je suis qui était toute ébahie....
Alors voilà, je partage avec vous ce petit rêve vrai, à travers les quelques clichés que j'ai fait lentement, sans geste brusque, sans mouvement superflu, un sourire béat aux lèvres...
Puissiez vous saisir l'exception de l'instant, la beauté du moment, la suspension du temps....

































