lundi 28 mai 2007

Les tites bêtes qui montent...





Quand j'étais gamine, je voulais être entomologiste... Enfin, j'appelais pas ça comme ça... Je voulais étudier les tites bébètes qu'on voit grouiller un peu partout autour de soi si on ouvre bien ses yeux.

Et ça, ouvrir ses yeux , je savais bien faire. Je n'étais pas une trop bavarde mais j'adorais ouvrir mes yeux et observer.J’étais capable de scruter pendant une aprés-midi entière l’activité d’une fourmilière. Mon rêve était de devenir minuscule et qu’une de ses occupantes me propose de visiter sa maison.

Un récent article de Mme de Keravel m’ a replongé dans ces souvenirs d’enfance, ces heures passées à m’approcher le plus possible des insectes et autres bestioles plus ou moins sympathiques et à les observer. Je faisais ça in situ dans mon jardin ou dans la colline, mais j’étais tentée quelquefois de capturer et d’enfermer ces petits êtres étranges pour
pouvoir les voir de plus prés et être sure de les retrouver le lendemain.
Les prisonniers ne le restaient jamais très longtemps… juste le temps que ma curiosité soit rassasiée.
Leurs conditions de détentions étaient dignes d’un hôtel trois étoiles. J’avais fabriqué un vivarium dans un ancien aquarium dont une vitre était fendue, et leur procurais tout ce dont ils avaient besoin pour survivre.
Je m’efforçais de fournir environnement de verdure et de branches pour se cacher (mais pas trop) et nourriture adaptée à toutes ces petites bêtes.
J’ai donc été successivement à la chasse aux feuilles de mûrier pour nourrir les vers à soie et autres phasmes, à la chasse aux pucerons pour nourrir les coccinelles, à la chasse aux crickets pour nourrir les mantes religieuses, à la chasse aux pissenlits et autres feuilles pour nourrir les escargots et autres chenilles, à la chasse aux mouches pour nourrir les tits zoizeaux tombés du nid, ou les têtards devenus grenouilles, ou les lézards… et j’en passe….


Mon seul regret n’avoir jamais vu d’éclosion de papillon en direct…





Cette fascination pour les petites bestioles n’a pas débouché sur une carrière de biologiste. Mes choix professionnels ont été tout autres (même si je m’occupe maintenant quand même de petits êtres qui grouillent partout et qui ont des comportements très intéressants à observer). Mais cet intérêt pour les habitants des jardins, des bois, et des champs m’a ouvert la porte d’un amour infini pour la nature…



Désormais, c’est dans ma boite à photos que je capture et collectionne le microcosme du petit peuple de l’herbe.
J’ai grandi (si peu) et vieilli (ça , sans aucun doute) mais mon regard sur le monde qui m’entoure est toujours un peu le même…
Emerveillé, intrigué, contemplatif…..


Pour ceux que ça interesse, les vedettes de gauche à droite et de haut en bas:

-Milabre inconstant et Graphosome ponctué
-Fourmis trayant des pucerons
- Phasme ibérique
- Bourdon
-Tabac d'Espagne
- Lepture porte-coeur
- Citron de Provence
- Lézard vert de Provence , appelé aussi "Limbert"
- Regard troublant d'un Pentatome méridional
- libellule "Caroptéryx mediterraneen
- Mante religieuse
- Flambé


mercredi 23 mai 2007

ça sert à quoi?

C'est vrai ça ? à quoi ça sert au fait?....Mais non, j'rigole....... y'a pas plus important que ça..... y'a quelqu'un qui n'est pas d'accord?... ah bon..... Et c'est surement pas Sammy qui va nous dire le contraire ...

Encore un tit film que j'aime bien...............

Akoacacere (l'amour) - Edith Piaf

mardi 22 mai 2007

Couleurs et verdure avant sècheresse



En ce moment , la nature est riante en Provence. C'est la période de l'année où elle l'est le plus dans ma région qui d'ici deux à trois semaines va devenir petit à petit , jaune, craquante, sèche, avant de virer encore un peu plus tard brûlante... au sens figuré comme au sens propre...






Encore quelques jours et nous allons commencer à nous habituer à sentir l'herbe craquer sous nos pas, et aussi à entendre et à voir le ballet ronronnant des Canadairs qui vont et viennent au dessus de nos têtes au moins un jour par semaine....
J'appréhende toujours cette période de l'année, j'ai toujours un noeud au ventre les jours de Mistral en été, quand j'entends ce ronron familier mais toujours inquiétant, la chanson, triste comme une oraison funèbre, des avions du feu.






Lorsqu'on entend cette chanson ,ça veut dire que des pans de nature, des arbres, des hectares de garrigue verte et odorante partent en fumée quelquepart....
Des fois ,on sait que c'est tout près , parce que ça sent très fort le feu dehors, ou encore plus près lorsque des nuages de fumée blanche et jaune survole la maison et cache le soleil...
Et quand je vois de chez moi, le feu lécher et dévorer les collines environnantes, j'ai toujours le ventre à l'envers et les larmes pas loin des yeux, parce qu'on sait , ici, que les buissons et les arbres poussent en terrain et en climat difficiles et qu'une pinède ravagée par l'incendie va mettre des années à repousser , ou ne repoussera jamais....





Le plus rageant est de savoir que tous les ans ça recommence , malgré les mises en garde, les obligations de débroussailler 50 mètres tout autour de son habitation, les interdictions de faire du feu en exterieur, les grands panneaux de sensibilisation placardés partout ...Tous les ans, des feux sont allumés volontairement ou pas... et le résultat est le même....




La végétation a tellement de courage de pousser sous nos climats entre la sècheresse chronique, la rareté de la terre, le mistral, les pluies rares mais torrentielles qu'elle mériterait un peu plus de respect il me semble....

Enfin, pour l'instant , le risque n'est pas au plus haut et nous profitons encore, par ici, de la verdure et des fleurs qui explosent un peu partout parce qu'elle savent que les jours verts sont courts et qu'il faut qu'elles fassent un maximum en peu de temps....
Les fossés et bords de chemins ne sont pas encore de la couleur de la paille, c'est vert et coloré...



Et on en profite....


Les vedettes ,dans l'ordre d'apparition à l'écran:

-chênes sur fond de coquelicots
- ail rosé sauvage
- bouquet de garrigue
-Dames d'onze heures
- Nigelles
- Silène
- Ciste cotoneux
- Valériane
- Thym
- et le roi des champs en ce moment

mardi 15 mai 2007

Journée d'étude

Ce dimanche était une journée de travail pour moi…
Travail d’équipe intense et constructif autour d’un projet qui tenait à cœur de tout le groupe.
Dès le matin après avoir bu un café de mise en route, nous avons commencé sérieusement à bosser.
Nous avons déchiffré, enchaîné, repris, peaufiné, amélioré, répété, recommencé, retravaillé, harmonisé, et tout au long de la journée, avec un plaisir intense, et sans faiblir ( si ce n’est à la dernière heure pour cause de « plus de jus dans les batteries ») nous avons toutes vibrées autour de la mise en commun de notre énergie, de notre envie de faire et de notre plaisir de se sentir chacune comme une petite partie nécessaire d’un tout .
Un sentiment bien difficile à définir au bout du compte. On travaille, on tâtonne, on corrige, on s’écoute, on partage, on se soutient, on s’aide, pour aller toutes vers le même but, jusqu’à ce qu’il se passe quelque chose d’indicible, un sentiment très fort, très intense d’harmonie, de bien être.


L’impression d’être juste, dans le même moment, le même équilibre fragile, la même intention, le même sentiment… Un peu comme une plénitude qui vous fait décoller du sol un moment, décrocher de la réalité pour vous retrouver dans un espace nouveau et inconnu mais dans lequel vous êtes super bien, sur la même longueur d’onde exactement que tout le groupe.


Les regards se croisent alors, et se sourient et on sait à cet instant précis que tout le groupe ressent la même chose. C’est ce qu’on appelle une communion, non ?
Alors, aurez vous deviné dans quel domaine nous travaillions ce jour là ?

Je relis mes documents d’étude de ce dimanche sur lesquels j’ai noté en marge, parce qu’ils m’ont fait sourire, les réflexions de notre chef de groupe qui, je reconnais, à vraiment l’art de nous faire travailler de façon très exigeante mais toujours dans la bonne humeur, et peut être que ses phrases retranscrites telles quelles vous mettrons sur la voie, pour ne pas dire la voix…je cite :
- Abandonnez tout de suite la voix pourrie de déchiffrage !
- Bon, stop, on se calme les sop !
- Vous me reprenez ça en un peu plus aigu et faites comme si vous étiez contentes .
- On reprend à la tourne de la 2 mais en gardant son sang froid merci!
- Pourquoi est ce que vous abandonnez lâchement le caca de la fin ?
- Alors là, ça tourne comme un paquet de clous !
- Le snap sur l’after bit ou rien vous savez ça…



Bon, vous avez trouvé…
Il n’y a que dans la musique que j’ai éprouvé cette sensation si forte, sorte de jouissance collective de l’esprit, mais qui fait aussi battre le cœur très fort…

et alors en concert, pour peu que le public vibre avec nous ,c’est multiplié par cent…

lundi 14 mai 2007

Paroles plurielles 2

Voici la dernière consigne d'écriture donnée par coum sur son site "atelier d'écriture" .
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La photo que vous voyez là et :
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Pas d'incipit cette fois, mais une phrase à placer dans votre texte, à l'endroit choisi par vous:
"Seule l'écriture nous (me) sauvera de la gueule de bois"
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Tout ça en 2000 caractères maximum (espaces compris).
Sur le coup, je suis restée muette... cette phrase ne m'inspirait pas vraiment, c'est le moins qu'on puisse dire...
et puis à force de regarder ce pantin dans les yeux, il m'est venue une idée puis plusieurs ,alors je me suis lancée, voilà le résultat:
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Echappée Belle
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" Gueule de bois ! Gueule de bois arrive ! "
C'est Jojo " le moqueur " qui nous siffle ça entre ses dents, il a l'œil rivé au petit trou laissé par un nœud manquant d'une des planches de la cabane à outils où nous nous trouvons.
Nous sommes quatre là-dedans, tremblant de peur au milieu des râteaux et autres binettes, osant à peine respirer. Il y a Jojo, le chef de la bande qui a toujours les bonnes idées ; Ludo, dit " monte en l'air " premier en gymnastique et qui sait grimper partout ; Gilou, dit " le bagou " qui est capable d'inventer n'importe quelle histoire sur le champ, un roi de l'impro ; et moi Lulu (la seule fille du clan) dite " l'écriture " parce que je sais imiter l'écriture d'à peu prés tout le monde sans trop d'effort.
Jojo continue à nous raconter ce qu'il voit par le petit trou :
- Il cherche, il est à l'autre bout du jardin, il regarde partout, dans les buissons, sous les bancs…. C'est sûr, il va nous trouver, et il va nous...tuer "
" Le bagou " réagit :
- Nous tuer ! Faut rien exagérer, c'est pas parce qu'on lui a piqué trois poignées de cerises , quand même ! Il n'a pas l'air si terrible ce vieux avec sa tête de marionnette…. "
- Tu veux rire ! C'est un furieux, Monsieur le Comte l'a embauché comme gardien pour ça, s'il nous trouve notre compte est bon ! Non, seule " L'écriture " peut nous sauver de la Gueule de bois "
- Moi ? dis-je complètement ahurie et effrayée !
- Oui, toi! Le jardinier de Monsieur le Comte, c'est bien ton oncle ?
- Ben… oui…
- Tu connais son écriture ?
- Oui, même sa signature ! J'ai déjà rendu quelques services à mon cousin sur son livret de notes.
- Tu as ton carnet ? Parfait, alors tu vas nous faire un joli petit mot.

Et voilà comment le terrible " Gueule de Bois " passa son chemin après avoir lu sur une drôle de feuille arrachée à un cahier et punaisée sur la porte du cabanon, un curieux petit mot.

Défense d'entrer
Abri de jardin piégé
Signé : Gaston Bourgeon, le jardinier.

jeudi 10 mai 2007

Gourmandise 2

Un peu bousculée en ce moment par les z'évèn'ments de ma vie....... donc peu de temps pour écrire.... la semaine qui vient devrait être plus cool... enfin j'espère.....

En attendant ,voici un autre petit goûter , toujours sans risque de prendre un gramme....
Vous commencez peut être à comprendre pourquoi on m'appelle Ptilu..... ben non, c'est même pas pour ça....
Mais je suis quand même mangée...par le temps...




Cookie blues

dimanche 6 mai 2007

Faute de Victoire ,voilà la Sainte..

Alors que la France choisissait son destin en s'exprimant dans les urnes, et aprés avoir moi même déposé mon bulletin dans la boite transparente ( sans grand espoir mais en croisant les doigts tout de même, tous les doigts que je pouvais ,orteils compris et c'était pas pratique de plier un papier et de le mettre dans une enveloppe en croisant les doigts, essayez pour voir et vous m'en direz des nouvelles) je suis partie en excursion sur la Sainte Victoire.....
N'y voyez aucun symbole, ce n'était ni un pélerinage , ni une pénitence; je n'allais pas y faire non plus des incantations dans l'espoir que la victoire sourit à ma candidate préférée (je ne suis ni croyante, ni mystique) mais j'avais plutôt un désir de grand air et de soleil ( celui-là juste qui nous avait lâchement abandonné depuis une semaine, sans dire ni quoi, ni qu'est ce et qui a repointé son nez ce matin comme si de rien n'était).

Je ne présente plus la Sainte Victoire, qui a été peinte sous toutes les coutures, en particulier par Monsieur Paul Cézanne (excusez du peu), illustre peintre Aixois qui l'a faite connaitre du monde entier. C'est vrai quoi! si je dis à un étranger des antipodes (genre australien, canadien (pas vrai Ray?) Chinois ou même Martien) que j'habite pas loin d'Aix en Provence, il me fait répéter: où? Comment vous dites? C'est quoi ça?...Connais pas! Alors que si je lui dis que depuis ma fenêtre de cuisine j'aperçois la Sainte Victoire , j'entends tout de suite: Celle de Cézanne? Oh! Vraiment? Quelle chance vous avez...(en anglais dans le texte..)
C'est un fait, la Sainte Victoire , en plus d'être un sommet, est une sommité du coin et est un peu à la Provence ce que la tour Eiffel est à la France (mais en plus jolie , non mais!...)
Et je dois dire qu'elle le mérite bien. Cette montagne (on l'appelle montagne ici, mais j'en connais des savoyards que ça va bien faire marrer, bon, je sais, 1011 m c'est pas le Mont Blanc d'accord...) est un petit bijou.


Sa face nord est moyennement inclinée, couverte de végétation, forêt et garrigue, mais sa face sud est un à pic torturé de rochers de calcaire blanc où la lumière joue et se transforme en fonction des saisons, du temps, et de l'heure de la journée.














Je peux voir cette montagne tous les jours depuis ma maison, et je la trouve toujours différente....mais toujours aussi belle quelquesoit son apparence du jour:
Imposante, blanche, éclatante et taillée au cutter sur le bleu du ciel par temps de mistral.
Timide et rose certains soirs au coucher du soleil.
Majestueuse, en robe à frou-frous blancs quand elle s'habille de nuages
Magnifiquement belle sous les rayons rasants de l'aube qui découpent de leur lumière orangée tous les détails de ses infractuosités rocheuses.




J'aime cette montagne, c'est mon repère, ma maison...

Ma balade du jour sur son dos et à ses pieds m'a ravie encore une fois. On croit qu'on la connait par coeur, mais elle a toujours quelque chose de nouveau à nous dire..


Il n'est pas étonnant qu'elle ait séduit Cézanne, ce grand chasseur et capteur de lumière...

jeudi 3 mai 2007

Jour de rentrée

Aujourd'hui c'était la rentrée ...des vacances de pâques, mais une rentrée quand même....
Tous les matins je me tiens sur le seuil de ma classe pour accueillir mes élèves, leur dire bonjour , les aider à défaire ces choses trés compliquées qu'on appelle des boutons de vestes et blousons en tous genres, donner un coup de main pour décoincer les fermetures "éclair" surtout quand on arrive en bas et que le bras n'est plus assez long, donner quelques conseils pour accrocher ses affaires sur les portemanteaux (oui parce que essayer d'accrocher son ciré par le bout de la manche c'est trés original mais pas trés fonctionnel ) et puis surtout pour écouter ce qu'ils ont à dire d'important pour commencer la journée.
Ils ont souvent un petit truc à me raconter qui pourrait paraître anodin comme ça , mais qui peut m'en apprendre beaucoup sur l'état d'âme du jour de ces petits lutins.
Et ce matin , après 15 jours de séparation ils avaient presque tous quelquechose à me narrer...


Margaux:


- Bonjour maîtresse, c'était bien tes vacances?
- Oui, pas mal et toi?
- Oui, drôlement bien, même que j'ai la bronchite et que faut pas que je tousse sur les copains elle a dit maman, faut que je mette la main, mais des fois j'oublie...


Ugo:


- Bonjour maîtresse...
-Bonjour Ugo, ça va?
- oui , tu sais?
- heu, non, dis moi....
- Ben, je fais plus la sieste l'après-midi maintenant... Sauf quand je suis fatigué...
- ah, ah! ça veut dire que tu grandis ça....
- Ben oui, même que maman elle m'a racheté plein d'habits parce que" les "de l'année dernière ,ils m'allaient trop petit..........


Mathilde:


- Bonjour Mathilde
- 'jour, tu sais , maîtresse ,tu sais que j'ai 5 ans maintenant tu sais? (elle me montre sa main grande ouverte doigts écartés ), j'ai fait une fête à ma maison avec toutes mes copines et j'ai eu plein de cadeaux et on a enlevé le papier peint de ma chambre, mais il en reste un peu, mais on pouvait pas tout enlever mais on va en remettre du neuf, parce qu'il va venir le bébé, mais c'est pas tout de suite et j'ai aidé maman , parce que maman ,la pauvre ,avec son bébé dans le ventre elle peut pas tout enlever tout'seule et mon papa il est tout le temps au travail alors moi je l'aide maman , et on a choisi bleu comme couleur, mais on sait pas encore comment y va s'appeler ,maman elle a dit qu'on le dira quand il sera né parce qu'il est pas encore né mais c'est bientôt mais c'est pas encore......


Adrien:


- Bonjour Adrien
- Maîtresse! j'ai plus de boutons de ma ricelle....
- ? , de varicelle tu veux dire?
- oui de ma ricelle
- de VAricelle
- ben oui c'est ce que je te dis... J'ai plus de boutons.... regarde ! (il soulève son t-shirt et me montre son ventre)
- ah oui , je vois que tu n'as plus de boutons de VAricelle
- Nan, j'ai plus que les trous !


Manon :


- Bonjour Manon
- Bonjour maîtresse, tu veux voir dans mon sac?
- Si tu veux me montrer quelquechose, oui......(elle me tend son petit sac à dos grand ouvert)
- Manon ! Il n'y a rien dedans !
- Je l'ai juste amené pour porter mes dessins. (elle me regarde avec un sourire soleil)
Je n'ai rien répondu mais lui ai rendu son sourire avec un clin d'oeil en prime, nous n'avons même pas parlé de Tinou, mais le message est bien passé et on s'est bien comprises toutes les deux...


Melvin :


-Bonjour Melvin
- Bonzour Maîtette!
Il rentre en classe fait quelques pas et revient vers moi..
- Tu tais , ben moi ,ze l'ai pas eu la pâte à tel....
- Tu n'as pas eu quoi? la pâte à sel? Quelle pâte à sel ?
- Ben la pâte à tel ! .....
- Mais on n'a pas fait de pâte à sel avant les vacances ..
Il s'énerve un peu
- Ti ! la pâte à tel ! tout le monde y l'a eu , et moi non !
- ?????
- Même mon f'ère il l'a eu....
- Mais , ton frère est au CP Melvin, il a peut être fait de la pâte à sel mais nous non, pas au mois d'avril...
- Tu compends pas maîtette....
- Non , je suis désolée , je ne vois pas de quoi tu me parles.... si tu arrives à le dire mieux j'y arriverai sans doute....
- Bon , ze t'esplique.... la pâte à tel ........qui donne plein des boutons...... que ça g'atte...... comme il a eu ad'ien, et Gab'iel, et Ugo, et Samoud'a, et ma'ion.... la pâte à tel.....
- La Varicelle! tu veux dire la varicelle!...
- Ben oui! .................... Ben ze l'ai pas eue moi........





Kiara:



- Bonjour Kiara
- .........(sourire qui veut dire bonjour)
- Tu as passé de bonnes vacances
-...........(signe de tête qui veut dire oui)
- où es tu allée ?
- .........Chez papi et mamie (tout doucement et en devenant toute rouge, Kiara est très timide)
- et qu'as tu fait chez papi et mamie ?
- Mon papi ,il m'a fait rigolé...... il est trop drôle mon papi......
- et tu es allée te promener avec papi et mamie?
- Non , parce que j'ai eu la varicelle.......

Décidément !

Gabriel: ( qui arrive et qui me tend les bras, je lui fais un bisou, il me regarde dans les yeux et il me dit)

- Bonjour Maîtresse .
- Bonjour Gaby.
- Tu me m'as manquée , j'en avais marre des vacances loin de toi........



Adrien (qui revient à la charge):

- Et toi? tu l'as eu ta ricelle?


.......Et ben voilà....mon métier, je le fais aussi pour ça...