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lundi 9 mars 2009

Croisement


Dans le flot continu des voyageurs pressés

J'ai croisé un enfant aux yeux couleurs d'opale

Lumière parmi les ombres, aérien, il marchait,

Ouvrant grand sur le monde son regard de ciel pâle.

Je n'avais pas de temps, mais j'ai pu capturer

La lueur belle et simple de ce regard d'enfant.

Comme l'ambre emprisonne un insecte égaré

J'ai gardé en mon coeur contre marées et vents

Cet éclat de candeur sur perle de rosée

Qui m'a chaviré l'âme et remplie de bonheur.

Cette image restée au creux des souvenirs

Tel un phare salutaire dans mes jours sans chaleur

Me revient, me réchauffe, enfin me fait sourire...

La force et l'innocence d'un regard sur un quai...


Ce texte est extrait de mes participations au 50eme défi du samedi (une bien belle fête que celle de cet anniversaire où j'aurais aimé être plus présente ,mais bon...), Janezcka demandait en commentaire si j'avais pris une photo... ben oui....


samedi 8 novembre 2008

A vos casseroles!

Moi, qui ne me mets jamais aux fourneaux à la maison, me voilà aujourd'hui à m'activer dans deux cuisines diférentes.... Celle des fanes de carottes et celle des défis du samedi, quelle coïncidence....





Le blog ,c'est magique... aujourd'hui je me sentirais presque l'âme d'un chef....

samedi 18 octobre 2008

Elle


Elle parait bien banale en somme, à l’extérieur c’est calme plat. Qu’y a –t-il donc à l’intérieur ?
Dans sa tête, un flou artistique, des idées qui toujours s’agitent, des tas de rêves insolites, bien loin de sa vie tracée.
Mais qui pourrait le soupçonner ?
On entrevoit parfois, par bribe, par la fenêtre de ses yeux, l’eau qui traduit l’émotion vive qui la fait vibrer tout le temps mais qu’elle prend soin de contenir pour ne pas froisser l’entourage.
Au dessous de son enveloppe, il n’y a rien de très palpable.
Une tête pleine d’air, me direz-vous ?
Oui, mais de cet air dont on fait des chansons, de celui qui souffle sur les collines un vent de liberté et nettoie les poumons, de celui qui pousse à faire et à partager avec qui arrive à comprendre et à être touché.

Et puis au fond tout au fond d’elle, si vous arrivez à l’attraper, il y a un petit cœur de pain d’épices… tout petit mais chaud brûlant…






J'ai retrouvé le temps cette semaine de participer aux défis du samedi...
La consigne était celle là:
"Les descriptions de femme ressemblent à des vitrines de bijoutier. On y voit des cheveux d'or, des yeux émeraude, des dents de perles, des lèvres de corail. Qu'est-ce, si l'on va plus loin dans l'intimité ! "
Citation (de Jules Renard) trop... osée pour en faire le défi d'un samedi ?
Trop osée?
Non, moi je dis: délicieusement osée.
Qui osera?

samedi 31 mai 2008

Tout ça pour ça

La consigne d'écriture du défi d'aujourd'hui était:

Un récit, un poème, un souvenir, une recette, une tranche de vie, une parodie, un dialogue... bref tout ce que la littérature compte comme genre mais... au fromage !Illustré ou pas !Vous nous surprendrez, nous nous surprendrons !Ah ! Une petite contrainte pour la route, quand même : insérez, incognito, un titre d’une chanson de Joe Dassin dans votre texte. Les lecteurs s’amuseront à le retrouver. Et puis... interdiction de commencer une seule phrase par une consonne. Voyelle exigée !

Voilà ce que ça a donné pour moi:

Tout ça pour ça.

Il le savait qu’il ne fallait rien dire, bien sûr qu’il le savait. Une seule parole et c’était fichu. Aussi, il s’était caché dans ce bois, pour être sûr de n’être ni vu, ni dérangé par des importuns.
Il avait tout prévu, tout calculé pour pouvoir profiter de ce moment tant convoité en toute tranquillité. Il s’en faisait une fête.
Il s’était fait discret, habillé de noir, ni vu ni connu.
Il s’était fait muet, lui, d’habitude si bavard.
Il s’était fait tout petit, lui, plutôt m’as-tu-vu.
Et puis, malgré tout quelqu’un l’avait trouvé et s’était approché… inconnu de lui mais arborant un sourire sympathique et avenant.
Alors il ne s’était pas méfié. Il ne s’était même pas demandé comment ni pourquoi ce charmant personnage passait juste par là à ce moment là. Il n’avait rien dit mais avait écouté ce nouveau compagnon si sympathique avec beaucoup d’attention.
Après l’avoir salué cordialement, ce compère s’était mis à lui dire des choses tellement vraies et tellement belles qu’il avait été rapidement sous son charme. On aurait donné le bon dieu sans confession à cet étranger qui avait la fleur aux dents et dont les paroles n’étaient que miel.
Enfin il y avait quelqu’un qui reconnaissait en lui sa beauté, son racé, sa classe naturelle et qui n’avait pas peur de lui dire. Assurément, c’était un connaisseur puisque ce nouvel ami avait deviné au premier coup d’œil ses facultés de chanteur lyrique sans qu’il n’ait eu besoin d’ouvrir la bouche.
Il avait fallu qu’il lui confirme la chose par une petite démonstration, cela avait coulé de source. Il ne risquait rien devant un être aussi sympathique..
Il s’était mis alors à fredonner, mais enflammé par son enthousiasme et encouragé par l’inconnu, il avait étalé son art et s’était exprimé de toute son âme.
Aussitôt, il avait su qu’il n’aurait pas dû.
Il s’était laissé emporter… et son petit plaisir, son délicieux moment qu’il s’était promis, qu’il avait soigneusement projeté s’était évanoui en une fraction de seconde.
Il avait ouvert grand son bec et son petit festin, sa perle rare, ce délicieux fromage affiné à la perfection (si on en jugeait par son fumet), agilement subtilisé à l’étalage fermier du marché du village à ses risques et périls, avait chu directement dans la gueule grande ouverte de ce flatteur sans scrupule, ce charmeur dégénéré, cet abuseur de confiance.
Ah ! il s’était bien fait rouler, il s’était fait avoir comme un débutant .
En plus, le manipulateur se moquait et riait de lui maintenant.
Oh ! quelle honte et quelle amertume !
Une autre fois, il se méfierait…
Une autre fois, il n’écouterait personne…
Une autre fois, mais quand ? ….Un marché fermier, il n’y en a qu’un par an dans les environs….

samedi 17 mai 2008

Le samedi, c'est ravioli!

Mais non! le samedi c'est défi!

La consigne du jour est:
"Offrez un lieu qui ne vous appartient pas (un monument, une ville, un pays, la maison de votre voisin…) à la (aux) personne(s) de votre choix."


Voici mon texte (mais je ne suis pas la seule à jouer allez jeter un oeil ):


Si le monde était différent...





Si le monde était différent , je t’offrirais une île, verte et sauvage, aux falaises vertigineuses et aux plages de sable blanc, une île vaillante à l’assaut des tempêtes, une île douce sous le vent, une île perdue dans l’océan…. Pour que tu m’y emmènes de temps en temps…





Si le monde était différent, je t’offrirais un long chemin bordé de bruyères et de fougères qui longerait la côte, au dessus de la mer moutonnante, où tu sentirais les embruns et le parfum des genêts au retour du printemps, et où tu pourrais tout en marchant, prendre ma main dans la tienne…








Si le monde était différent, je t’offrirais une petite maison de pêcheur sur cette île, au bout du chemin. Une maison toute simple, avec juste une petite chambre et une grande pièce avec une cheminée que tu ferais crépiter et devant laquelle, pour ne plus que j’aie froid, tu pourrais m’enlacer…






Si le monde était différent, je t’offrirais un lit pour cette chambre de marin. Un grand lit de bois cérusé avec des draps de coton blanc brodés à tes initiales, des couvertures en laine douce, et un édredon à l’ancienne moelleux et chaud, sous lequel tu pourrais m’attirer …




Si le monde était différent, je m’offrirais à toi… au creux tendre de tes bras… dans le lit de bois blanc de la petite chambre de la maison de pierre au bout du chemin escarpé de l’île sauvage au milieu de l’océan gris bleu… comme tes yeux…




Mais le monde est comme il est…

Et rien ne m’appartient…