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jeudi 9 septembre 2010

Alchimie...

La grosse goutte bouillante s'est figée sur le dos de la louche en fer blanc. Elle brille comme un bonbon et je ne peux m'empêcher de la laper avec prudence lui laissant juste le temps de tiédir assez pour ne pas me brûler la langue. La consistance est bonne. Il est temps de remplir tous les pots que j'ai alignés sur le plan de travail, du plus grand au plus petit. 
Je pense alors, que je n'ai toujours pas acheté ce fameux entonnoir à confiture qui me manque tant à ce moment de l'entreprise. Le remplissage de ces récipients de toutes tailles dont le col est toujours trop petit est toujours périlleux. Tant pis je fais sans, évidemment ça coule un peu à côté, mais le principal est de bien remplir les pots jusqu'en haut. Ensuite, le plus vite possible je visse les couvercles et tourne à l'envers tous les bocaux en me brûlant les doigts....  Il n'y a plus qu'à laisser refroidir....  
Cela fait une heure à peu près que je suis dans ma cuisine, depuis le tri et le découpage des fruits, jusqu'à ce moment où il ne reste plus qu'à nettoyer tous les ustensiles gluants et les surfaces pégueuses que j'ai utilisés pour la manoeuvre.
 Dans l'air flotte une bonne odeur de sucre chaud et de fruit qui attire immanquablement chaque quidam qui entre dans la maison. Chacun viendra tremper son doigt dans le bol qui est sur la table et où finit de refroidir ce que la spatule a raclé au fond de la marmite...  Les yeux se fermeront ou s'écarquilleront pour traduire les premières impressions laissées par la préparation sucrée sur les papilles gourmandes... Les plus audacieux y retourneront, les plus pressés repartiront gardant le plus longtemps possible le doigt dans la bouche pour ne pas en  perdre une goutte. 

Quelle alchimie mystérieuse s'opère dans mon creuset à confiture, pour que certaines sortent particulièrement du lot?  Ma méthode est pourtant globalement la même à chaque fois : des fruits, du sucre pectiné, et un petit ingrédient en plus qui peut être citron, vanille, miel,  amande etc....  Mon attention, mon application, mon tour de main sont les mêmes à chaque fois. Je ne fais de confiture qu'avec des fruits choisis et cueillis dans mon jardin ou dans ceux de mon entourage. Alors pourquoi, certaines fois, le résultat est-il magique alors que la plupart du temps il est simplement bon?
Je crois que j'ai trouvé la réponse cet été.
 J'ai confectionné au mois de juillet  une confiture de figues et vanille qui  enchante tout ceux qui la goûtent. Je me suis alors dit qu'il fallait que je note ce que j'avais fait pour pouvoir refaire exactement la même la prochaine fois , mais en y  réfléchissant, il m'est apparu que je n'avais rien fait de spécial , rien de plus que d'habitude je veux dire... Alors quel est ce mystère?... 
Je me suis alors souvenue qu'en même temps que je confiturais j'avais pensé fortement et longuement aux personnes qui m'avaient donné les ingrédients de ma recette.  Les figues m'avaient été offertes par mon meilleur ami, tellement généreux et bienveillant, et la vanille m'avait été rapportée de la Martinique par ma complice de toujours, ma soeur d'adoption . 
Se Pourrait-il alors qu'un ingrédient supplémentaire se soit glissé involontairement dans  le mélange bouillonnant ?
Serait-il possible qu'au milieu des cristaux de sucre, des bulles confites de fruits cuisants et des fragrances de vanille des îles antillaises se soient glissés quelques zestes d'amour, impalpable certes, mais d'une telle force qu'ils auraient tout changé?...
Moi, je n'y vois que cette solution  et j'y crois dur comme fer...



samedi 25 avril 2009

Ondine

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Quel bel habit !
C'est pour la noce ?
La noce de qui ?
Celle du Printemps avec l'Eté ...
Aujourd'hui midi, 25° !
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dimanche 2 novembre 2008

Aliens







Découvrez Megacoustica!

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Il y a quelques temps Mme Dekeravel nous présentait un alien très distingué, croisé par elle au cap Fréhel...


Alors, je voulais vous dire.... mais chuuut, je ne voudrais pas affoler les populations...
Je pense que c'est une invasion..... Pacifique et silencieuse bien sûr, mais une invasion tout de même.... Parce que.... J'ai rencontré deux de ses cousins (à l'alien de Mme Dek).... Si, si je vous assure .... et loin, très loin de la Bretagne..... Je les ai rencontrés en haut d'une montagne basque.... Une invasion nationale je vous dis..... j'en suis presque certaine....

Ils sont sympas me direz vous..... mais quand même c'est inquiétant... Ils ne disent rien , se nourrissent de rien, vous observent de loin, de leurs yeux écarquillés avec cet air étonné de vous voir là... Comme si c'était nous qui n'étions pas à notre place.
Tout le monde détourne le regard mais on sent bien qu'ils veulent qu'on les regarde bien droit dans les yeux........ J'ai essayé d'en inviter un à prendre un café, mais il n'a rien voulu savoir, et n'a pas bougé d'un pouce.
Ils m'ont laissée les prendre en photo, j'ai bien cru un moment qu'ils allaient me demander ma dernière pièce de 50 centimes , mais non....

Je vous les présente:

Roger,


le premier, plutôt direct, mais n'a pas desserré les dents...

et Ginette,



La seconde plus timide, a piqué un fard et a baissé les yeux quand j'ai sorti mon appareil...


Regardez un peu autour de chez vous ou pendant vos vacances.... Je suis sûre que vous allez en croiser aussi....

vendredi 31 octobre 2008

l'océan








Découvrez Keith Jarrett!












La mouette est revenue...
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Elle a vu l'océan, et ses yeux sont encore embrumés par tout ce qui est resté imprimé, et son coeur est encore écrasé par la sensation de force , de puissance et de beauté qu'elle en a capté, et ses plumes sont encore ébouriffées par le vent et les vagues où elle s'est laissée emporter.










La mouette en est toute retournée de ce qu'elle y a humé.



Là-bas, debout sur ses pattes palmées, incapable de prendre son vol au-dessus des vagues déchainées, clouée sur place devant le spectacle grandiose de l'océan, elle s'est souvenue des mots laissée par l'étoile, avant qu'elle ne file..




The ocean

Boundless, eternal, calm and serene
The ocean is vast, with treasures unseen.
He gives life, he takes life, as tides rise and fall,
He is older than time, he is older than all.

Of storms he is capable, he makes the wind scream,
Though kept at the bottom, his precious pearls gleam.
Nothing survives, that dares stand in hi spath,
Those ill-fated ships, as they sink, he can lauugh.

He can be so gentle, rock babies to sleep,
Lets divers discover his secret so deep.
He laps the shore, like a cat laps his milk
He helped us discover spices and silk.

The ocean is wild, the ocean is free,
The ocean has rage, yet let man sail the sea.
The ocean is calm, short-tempered, extreme,
Boundless, eternal, calm and serene.


(Claire / Emerald Star)





Et elle s'est dit qu'elle avait dit vrai....


Et puis elle s'en est retournée près de sa méditerranée tant aimée, toute pleine d'émotion vive et de sentiments violents....


L'océan n'était pas si bleu.... mais il était tellement fort....


Elle en a ramené un peu de sel et de sable sur sa peau, un grand air frais dans ses poumons, des kilos de rêves en devenir entre ses plumes et ses duvets.... Des images grandioses et indélébiles sur sa rétine.....

vendredi 24 octobre 2008

Voyage

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Alors , elle décida de quitter la Méditerranée quelques jours pour aller voir si l'océan était aussi bleu...
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mardi 5 août 2008

Clichés


La lavande est au top de sa superbe, sentez ce parfum qui vous envahit, au milieu du bleu intense à perte de vue et du bourdonnement incessant des abeilles ....



Dans l'olivier, les cigales se grattent le ventre et emplissent l'air de leur musique amoureuse. Elles n'attendent même plus que le soleil sorte pour entamer leur litanie, la température du petit matin leur convient déjà...



La mer est bleue comme le ciel ou inversement, à peine striée d'écume par-ci par-là par le sillage des bateaux...


L'eau est claire et chaude et nous appelle irrésistiblement quand on passe auprès d'elle...


L'heure de la sieste est sacrée, elle impose même sa loi aux touristes partis en balade à son heure et qui se font happer par l'ombre salutaire de la placette du village et le glou-glou tendre et frais de la fontaine qui les bercent de son accent du sud...


Le soleil implacable et l'air caniculaire ferment les volets et croisent les persiennes des maisons silencieuses jusqu'en fin d'après-midi où les fenêtres et les portes s'ouvriront enfin sur la fraîcheur de la soirée et la vie retrouvée...


A l'heure de l'apéro , à l'ombre du figuier, le pastis est frais et les nouvelles essayent de l'être aussi. Les galéjades et l'amitié égayent et emplissent les coeurs de chacun...

On est bien...

Bref, c'est l'été en Provence...

dimanche 13 avril 2008

Vacances..



Je m'envole quelques jours vers d'autres cieux... Je reviens ...
A bientôt!

dimanche 11 novembre 2007

E comme...




Un village en Bourgogne...




Un atelier...



Une esquisse....


Quelques grains de pigments...


Une caresse de feuilles d'or...


Quelques heures de concentration, de rêve, de paix intérieure, de plaisir...





Quelques jours hors du temps...




Comme une bulle en suspens dans ma vie....







Comme tous les E du mot : SERENITE.....

E comme.......


ENLUMINURE

vendredi 9 novembre 2007

Villages des merveilles







Je suis perché, ramassé sur moi-même pour ne pas tomber dans le vertigineux de la pente.
Je suis tapi dans le fond de la vallée ,les pieds dans le lit du torrent...

Je suis accroché sur mon pic ou alors coincé entre les rochers abrupts de la montagne... depuis des siècles...
Je n'ai pas tellement changé.






Mes maisons sont serrées l'une contre l'autre comme des sardines dans une boîte mais à la verticale.





L'espace qu'elles ne pouvaient s'offrir en largeur, elles l'ont pris en hauteur, serrées, coincées, encastrées les unes dans les autres comme les briques d'un légo géant...







Des avenues, des boulevards, même des chaussées?


Je n'en ai point.








A l'intérieur de moi, on ne trouve que venelles, ruelles escarpées, escaliers tortueux,passages improbables et impasses obscures. De ce fait peu de véhicules pollue mon air.

Les voitures et autres camions s'arrêtent à mes portes.

Je ne laisse passer que véhicules lilliputiens: vélos, mobylettes, triporteurs à moteurs, la Fiat 500 à la limite du gabarit fait figure de convoi exceptionnel dans les plus grosses de mes artères...





L'étranger me découvre à pieds ou pas du tout.






Dans mon pays de soleil, mes ruelles ne sont qu'ombre et fraîcheur.






Je respire toutefois autour d'une place unique, pas très grande mais qui s'ouvre en moi comme un soulagement, comme un puits de lumière, un endroit où l'on aperçoit enfin le ciel si clair de la montagne. Une pause , un entracte dans le dédale enchevêtré de mes rues. C'est là que mes habitants se retrouvent et se posent pour bavarder...


Je suis quelquefois couronné d'un château ou de ce qu'il en reste que je garde jalousement.




Mes maisons , pour faire diversion sur l'ombre de la rue, se parent de couleurs roses, ocres, mordorées.


Elles ornent leurs fenêtres de persiennes et les plus chanceuses, celles qui ont un peu droit aux rayons du soleils, celles qui regardent vers l'extérieur, vers la vallée , mordent sur le ciel grâce à leurs balcons , lieu de vie à part entière.








Leurs portes sont sans âge...






Mon église est imposante , et cache des trésors baroques.






Elle sème quelquefois des chapelles aux quatre de mes coins ,dont les chapeaux aux couleurs vernissées égayent le gris mauve et vert des lauses ou la tuile uniforme de mes toits.







Je suis unique mais je suis multiple.


J'ai toute une famille et mes frères plus ou moins riches me ressemblent comme deux gouttes de pierre.


Je suis de la montagne, mais pas n'importe laquelle, je suis de celle qui tombe dans la mer.





Je suis français ou italien pour moi ça ne veut pas dire grand chose.

Je surplomble le Var, la Vésubie, la Tinée, la Roya, ou la Nervia.

Je surprends à chaque détour de route et surveille quiconque circule dans la vallée.








Je suis là, immuablement planté et j'affronte les intempéries et les années sans changer,
comme un gardien des temps anciens et un guetteur des temps futurs...


Je me nomme Entrevaux, Saint martin, Lantosque, Ilonse, Tende , Saorge, Piene haute, Dolceacqua, Apricale, Pigna ou Castel Vittorio....



Vous qui passez si nombreux sur la côte... Je vous attends...