vendredi 29 février 2008

La route du sel



Depuis les dunes de sables bosselant le bord de mer, des chemins rectilignes , cernant des eaux rosissantes m'ont conduite jusqu'aux dunes de sel....






Ce paysage des marais salants bâti par l'homme est monotone, mais là- bas en Camargue, la lumière s'accroche sur tout ce qu'elle rencontre , le miroir de l'eau, la rouille des moulins , les écluses corrodées, l'écume saline, le fond des vasières, les fleurs de cristaux , le bois des trappes rongé par l'eau salée, les montagnes de sel immaculées, et le rend plus beau....






L'homme travaille dans ce paysage et le sculpte, il construit des montagnes et puis il les déplace, il transporte des petits tas pour en faire des gros, et vice-versa comme un géant ferait des pâtés de sables....



Et la nature est toujours là, et ne semble pas en concurrence avec l'homme... mais simplement en association...





et ça me ravit....

Pour en savoir plus sur les salins du midi et la récolte du sel c'est ici.

jeudi 28 février 2008

La Camargue ou le bout du monde

Quand on arrive au bout du monde, vraiment au bout,
on peut s'asseoir sur le bord, les pieds dans le vide,
la tête dans les nuages,
et goûter l'air tiède et salé...


Ou alors on peut s'envoler....


lundi 25 février 2008

Rose comme...

Par une belle , très belle fin d'après-midi d'hiver, j'ai rencontré dans un pays de vent, de sable et d'eau, un être étrange , extraordinaire, qui vivait les pieds dans l'eau , au milieu des roseaux. Jusqu'à présent je n'en avais vu que de loin , en vol, loin des chemins, farouches à l'approche, mais là, c'était un face à face....

Il m'a laissé m'approcher doucement, j'ai apprécié sa tolérance, et avec une lente prudence, sur la berge de l'étang , je me suis installée. Là, j'ai ouvert grand mes mirettes et j'ai admiré, je me suis faite la plus discrète pour ne pas l'effaroucher....

Il me voyait de son oeil jaune, mais il m'a gentiment ignorée , et à continuer à vivre comme si de rien n'était...

Moi , j'étais à la fête, persuadée que la nature me faisait un énorme cadeau... A peine si j'osais respirer. J'avais devant moi un spectacle époustouflant, des couleurs incroyables, des scènes inouïes. J'étais au milieux d'eux,comme si je vivais avec eux. J'avais comme un passeport nature, ou une cape d'invisibilité.... comme si j'étais devenue l'espace d'un moment un grand oiseau perché sur des échasses.... couleur bonbon....

A certains moments , j'aurais presque pu les toucher, mais il ne m'en est même pas venue l'idée . Pourquoi troubler tant de beauté? De quel droit? je n'avais juste qu'à admirer.... et c'est ce que j'ai fait, silencieuse, interdite, comme si j'avais peur que le rêve s'évanouisse ...

Et jusqu'à ce que le soleil se couche, je me suis laisser mangée par les moustiques sans broncher, parce que j'étais assise au beau milieu d'une centaine de flamants roses, qui ont accepté la petite chose que je suis qui était toute ébahie....

Alors voilà, je partage avec vous ce petit rêve vrai, à travers les quelques clichés que j'ai fait lentement, sans geste brusque, sans mouvement superflu, un sourire béat aux lèvres...

Puissiez vous saisir l'exception de l'instant, la beauté du moment, la suspension du temps....












samedi 23 février 2008

Chagrin de lune

Assise au bord de l'univers
La lune pâle et désoeuvrée
Lance un regard tendre et austère
Vers son horizon enflammé.































Là-bas ,au coeur des nuées claires
Vit son amour tant désiré
Qu'elle rêve et puis qu'elle espère
Qu'elle sait impossible à jamais.















Il l'aime, puisqu'il la fait briller,
Mais il vit au bout de la terre,
Dans les bras d'une autre lumière
Que la sienne, pauvre et argentée.
















Ce soir encore, il disparait.
Dans sa splendeur crépusculaire,
Sur sa joue ronde , il a posé
Un baiser brulant , éphémère.






















Et puis il a dit qu'il l'aimait

Avant de plonger dans la mer,

Courir le monde et l'éclairer

En incendiant l'écume et l'air.





















Alors la lune, solitaire,
Livide , face à son reflet,
Verse quelques larmes amères
Aussitôt bues par la marée.
























Elle reviendra demain aussi
Souffrir son bonheur sur la grève,
Attendre sur le bord de la nuit
Peut-être un baiser sur ses lèvres...












.







mardi 19 février 2008

Un platane.... qui a du charme?


Quelle copieuse cette Tilu !!!!!


rajout 15h40:

Bon allez ...je vous laisse quelques jours....

Je vais quelques part par là... éprouver mes mollets...

lundi 18 février 2008

Balade onirique

Le soleil était bleu et le ciel éclatant... ou peut-être était-ce le contraire, je ne saurais vous dire.

Il faisait froid dans l'ombre et doux dans la lumière. Je marchais le long du chemin, celui qui n'a pas de fin, celui qui longe le lac et part on ne sait où.
L'eau était calme et verte , si verte...

Comme a son habitude , mon esprit vagabondait de ci, de là. J'essayais par moment, de le rappeler, de le ramener à moi, mais lâché dans la nature , mon esprit est comme un jeune chiot désobéissant , il ne fait que ce qui lui plait et il me fallait des trésors de patience pour rassembler toutes mes idées qu'il se faisait une joie d'éparpiller partout.
Il laissait les unes accrochées aux épines des églantiers, les autres cachées entre les touffes d'herbes folles grillées par l'hiver, d'autres encore flottant à la surface du lac, perdues dans les
reflets des grands arbres de la rives opposée.

Je m'efforçais de toutes les rassembler lorsque je l'aperçus...


Là, en plein milieu du chemin, lumineux, coloré de feu et d'or, tranquillement posé sur un caillou blanc. Il s'étalait, prenait ses aises, banalement, comme si de rien n'était, tout naturellement, comme si il était normal qu'il se trouve là, non seulement en plein milieu de mon chemin, mais aussi en plein milieu du mois de février.



Du coup , je m'étais arrêtée. Toutes mes idées éparpillées s'étaient rassemblées soudain pour n'en former plus qu'une seule qui, intriguée, s'approcha du phénomène.
Il bougeait lentement ses ailes, donc il était bien vivant: Un papillon, MON premier papillon de l'année 2008 était posé là , devant mois alors que nous étions en plein hiver!...

La magie ou le rêve régnaient-ils en ces lieux?.........



Mon esprit enfin rassemblé eut juste le temps de s'accrocher à l'animal et celui-ci prit son vol. En quelques coups d'ailes , il se retrouva au faîte d'un genêt qui poussait les pieds dans l'eau. Puis il reprit son vol et se lança au dessus du lac, tantôt frôlant la surface, tantôt s'élevant, par saccade vers les rayons bleus du soleil.
J'essayais de le suivre des yeux, de loin... C'est que je ne voulais pas perdre mon esprit qui était en train de jouer aux montagnes russes à califourchon sur ce papillon!
J'accélérais le pas en ne le quittant pas des yeux quand il disparut dans l'encadrement d'une fenêtre.

Une fenêtre? Ici? En pleine nature? au-dessus du lac? Je devais surement rêver, pourtant il me semblait que non...

Mais comment réfléchir? Mon esprit, toutes mes pensées s'étaient envolées sur le dos de ce papillon qui venait de s'enfuir par une fenêtre ouverte...

En observant mieux, il se trouvait que quelqu'un regardait par la fenêtre, se penchait même au dehors...
Un arbre, c'était un arbre qui contemplait le paysage par la fenêtre grande ouverte!!!
Que guettait il? Attendait il quelqu'un? Allait il fermer la fenêtre maintenant que le papillon était entré?
Mais... et mon esprit alors? Allait-il rester prisonnier lui aussi?

Je m'aperçus avec difficulté (car il est très difficile de se concentrer et d'observer les choses quand on a perdu l'esprit) que la fenêtre que je fixais depuis un moment était celle d'un château.



Un château... posé sur l'eau verte du lac.... si verte...
L'arbre en était sans aucun doute le seigneur, il n'était d'ailleurs pas seul à vivre en ces murs... derrière chaque fenêtre on pouvait apercevoir un ou plusieurs de ses compagnons .
Ce château des arbres et des courants d'air était-il en train d'émerger ou de sombrer? ou flottait-il à la surface comme un radeau?


En m'approchant d'avantage encore, toujours à la recherche de mes pensées disparues, je crus voir sur les murs ,les traces d'un incendie. Les pierres étaient noires ,comme calcinées et le toit avait disparu.
Les seigneurs actuels du lieux vivaient donc aux quatres vents et aux assauts de la pluie et du soleil, ce qui semblait bien leur réussir.
Mais j'avais perdu l'esprit, et il fallait que je retrouve ce satané papillon qui l'avait entrainé avec lui..
Je décidais donc d'entrer dans le château. Je n'y connaissais personne c'était peut être dangereux mais je n'avais pas le choix. Et puis les arbres sont plutôt pacifiques d'habitude...

Il fallait que je retrouve mes idées, coûte que coûte!
Ne trouvant pas de porte, je décidais de rentrer par une fenêtre, n'allais-je pas passer pour une voleuse?

Une fois à l'intérieur , mon regard fit le tour du propriétaire à la recherche des 2 petites ailes de feu, mais il n'aperçut que le bleu du ciel par les fenêtres du haut et le vert de l'eau par les fenêtres du bas.
Les arbres, seigneurs du lieu, restaient là, stoïques et impassibles, pas troublés pour deux sous par mon intrusion. Une ronce, qui régnait en maîtresse du sol , me fit quand même signe du bout de ses épines en me caressant le mollet. En voilà des manières! En me retournant vers elle, je m'aperçus qu'elle retenait mon esprit prisonnier, et du coup mon attention aussi , là, entre ses branches.
Le papillon avait fui mais mes pensées étaient restées accrochées dans l'entrelac acéré.
Non sans mal , je les récupérais et je remis mes idées en place. J'y voyais soudain plus clair. Il ne me restait plus qu'à quitter ce lieu au plus vite avant qu'elles ne s'échappent de nouveau...
De retour sur le chemin je m'éloignais lentement , presque à regret , mais il le fallait, je grimpai vers la route.

Ce n'est qu'une fois arrivée là-haut que je me retournai et que je pus admirer, l'esprit enfin sage, les vestiges de ce château innondé suite à la construction d'un barrage dans les années 50 sur le cours du Dadou.
Les restes fantômes de ce beau bâtiment étaient les ruines du
château de Grandval construit au XVe siècle.... Il semblait flotter comme un mirage sur le lac de Rassisse...


Mais je sentais déjà mes pensées s'évader de nouveau.... (elles sont vraiment intenables....)



N'était-ce point la silhouette d'
Anne D'Orval que j'apercevais derrière les fenêtres du dernier étage?... Et les chevaux des hommes de Clément qui piaffaient dans la cour?

dimanche 17 février 2008

Chercher sa route...




Trouver une issue...


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samedi 16 février 2008

Choisir...

vendredi 15 février 2008

J'aime... le vent

Il y a quelques jours Ondine nous proposait une réunion autour de la musique ,de nos musiques, en ces termes:" j'aimerais bien avoir un mur de vos musiques coup de coeur, celles qui vous ressemblent le plus, qui parlent de vous, intimement." (le billet complet est )


J'ai choisi de lui envoyer un enregistrement personnel.

Il m'arrive d'enregistrer des chansons, des chansons que j'aime, de tous les styles... Pour moi c'est un plaisir de chanter et c'est aussi un exercice qui me permet de travailler un peu ma voix, ma diction, dans un style de musique qui change de ce que je fais d'habitude, qui est plutot jazzy...

S'entendre est toujours formateur...

J'appelle ça des enregistrements de travail, la qualité sonore n'étant pas celle d'un produit fini. Je n'ai malheureusement pas (encore ) de studio perso à la maison...

Cette chanson là est une chanson de Sandrine Kiberlain, le texte me correspond bien... Je l'ai illustrée de quelques unes de mes photos...

et ça a donné ça: http://video.google.fr/videoplay?docid=6973426427475136239


Si ça vous dit de vous balader dans toute "l'exposition musicale " d'Ondine, c'est par ...
Vous connaissez surement du monde là-bas...

jeudi 14 février 2008

14 février

Elle voit des coeurs partout...