jeudi 31 janvier 2008

Vibrations

En lisant le dernier billet d'Ondine, et en y laissant un commentaire, il m'est revenu un souvenir, un lointain souvenir:

Petite, j'aimais à me caler contre le piano de la maison....


Quand mon frère jouait , ma place favorite était assise parterre sur le côté de ce meuble instrument, blottie contre la caisse du piano juste en dessous de la grosse poignée en laiton...

Ou bien même carrément accroupie sous le clavier le dos bien à plat contre la table de résonance.

Dans cette position , je sentais directement l'effet de la musique , je sentais la musique physiquement, en plus de son écoute...

Les sons vibraient à l'intérieur de moi en même temps que dans mes oreilles.... La musique me remplissait... je fermais les yeux et j'écoutais la musique par l'intérieur....

Je me suis souvenue de ces sensations quand j'ai lu Ondine nous décrivant sa musique, et ça m'a touché...J'avais oublié... J'ai eu soudain envie d'y être , là-bas si loin à l'écouter jouer au pied de son piano qu'elle aime tant et dont elle parle avec tant d'amour...

Je ne sais pas si mon grand frère se souvient de son petit bouchon de soeur venant se blottir à ses pieds pendant qu'il jouait... peut-être... s'il me lit , me le dira-t-il ...

En tous cas, maintenant que ce souvenir m'est revenu, je crois qu'il ne me quittera plus....


mardi 29 janvier 2008

Michka

http://video.google.com/videoplay?docid=3194217761677085517

MICHKA

Alors... Pour faire plaisir à Janeczka, Val, Caro carito .... et qui voudra, je vais vous raconter l'histoire de Michka.... (en réalité elle est au dessus , j'arrive pas à la mettre ailleurs..)

Pour cela ,il vous faut une huitaine de minutes devant vous....

Et Voilà.....





























J'espère que ça marche parce que ça fait une heure que je bidouille...

lundi 28 janvier 2008

Empreintes

Mon week-end a laissé des traces....





Qui a dit que la neige est blanche?

jeudi 24 janvier 2008

L'inventaire

Aujourd'hui ce sera un petit inventaire...

Parce que j'aime bien Aldebert et ses textes et ses musiques...
Parce que j'aime bien les baisers...
et Parce que des fois j'aimerais bien en donner à certains et certaines qui viennent lire ici... mais qui sont trop loin pour ça...
Alors voilà.... par clip interposé... une ribambelle de bises, bisous, et autres bécots...





Aldebert-L'inventaire

lundi 21 janvier 2008

Fin de journée au jardin



Les joues roses et les mains terreuses, je jette un coup d'oeil circulaire au jardin...

Il est 16h30, j'y suis depuis 10 h ce matin.


Un gros tas de feuilles et de branches fume encore au milieu du terrain...

Au fond, près de la serre , au micronuscule potager, la terre a été amendée et les fèves enfin semées...

Les arbustes de la haie ont retrouvé une forme ...

Les grandes branches hirsutes des buissons ardents de l'entrée ont été rabattues ,elles ne se sont pas laissées faire sans se défendre d'ailleurs...

La glycine de la façade est taillée prête à nous offrir des merveilles...

Les iris ont perdu leur longue chevelure jaune sale, emmêlée et avachie et montrent maintenant les petites pousses vertes de leur résurrection.

La rocaille est dénudée de son tapis de feuilles de chêne et de platane laissant apparaître par ci par là de petites griffes douces et vertes qui sortent déjà de terre: tulipes ,jacinthes, et narcisses, lèvent dès maintenant leurs petits doigts pour prendre la parole au jardin....




Le romarin rampant est taillé, il prenait un peu trop ses aises, marcottant sur les pieds de ses voisins . Ses rejetons ont été coupés et récupérés en pots.. Il feront sans doute carrière dans un jardin ami... De même pour le cotoneaster...

Au hasard du ratissage, des bébés arbustes ont été découverts et sauvés de l'arrachage, lauriers tin, coronilles, pyracanthas, érables champêtres,.. et placés en godets... ils seront aussi proposés à l'adoption aux visiteurs du jardin...

Quelques bulbes oubliés à l'automne et retrouvés dans la remise ont été plantés, on ne sait jamais...

Les asters et les chrysanthèmes défleuris et desséchés ont disparu, coupés...

Le bassin est dégagé de la chevelure envahissante et flasque des myriophylles gelés . Les papyrus brûlés par le froid sont rasés de près... Les poissons n'ont pas été dérangés..





Je regarde tout ça d'un oeil satisfait....C'est le retour au jardin 2008...


Je sens la terre et le feu de feuilles. Je sens comme le jardin.

L'argile qui a séché sur mes mains tire sur ma peau et la dessèche, j'aime cette sensation et cette odeur qui me remplit ...
J'ai besoin de ça de temps en temps, comme si j'y trouvais une énergie ou une source cachée , un retour à la terre, aux racines...



L'amour du jardin me vient de Mamatilu, une maman aux pouces verts, passionnée par les plantes et magicienne des espaces verts. Là où elle passe avec son arrosoir et ses outils ,plus rien ne sera comme avant...

Tout ce que je sais du jardin, c'est elle qui me l'a appris. Quand je jardine, elle est toujours avec moi, là, pas loin, même si elle habite à 400 km de chez moi...


Ce soir , je suis contente du travail accompli, Il reste encore beaucoup de choses à faire comme toujours mais la tâche est bien avancée...


Mon corps qui se refroidit après l'effort lors de cette pause contemplative, commence un peu à sentir la fatigue , et ce tiraillement dans le dos qui m'embête depuis quelques jours se réveille... Il est temps que je rentre.

Je laisse mes grosses chaussures boueuses sur le pas de la porte, j'entre dans la chaleur de la maison jusque dans la cuisine... Je me savonne longuement les mains sous l'eau tiède.

La mousse douce et parfumée emporte avec elle mes mains de jardinière et me rend mes mains de tous les jours...

Un bon thé à la mûre, un coin du canapé, l'i-pod sur les oreilles, les yeux fermés....

Je terminerai l'après-midi, étendue là, parcourue par cette tendre fatigue, et rêvant à ce que pourrait être mon jardin au printemps.....



vendredi 18 janvier 2008

Extraits de cour

Mardi, c'est mon jour de service.
C'est à dire que tout au long de la journée, j'assure tous les services de surveillance dans la cour en plus de ma classe évidemment.
J'ouvre le portail de l'école à 8h20 et supervise l'accueil, je surveille la récréation du matin, j'ouvre le portail à 13h20 et suis dans la cour jusqu'à 13h30 et je surveille la récréation de l'après-midi.(bref..grosse journée ).

La plupart du temps , quand je suis de service , je passe ma récréation à déambuler dans la cour, de temps en temps je me pose dans un coin stratégique, duquel j'ai une vue panoramique qui me permet d'un coup d'oeil de voir la cour dans son entier, mais je ne reste pas longtemps en place...

Ce mardi, fait exceptionnel, du à un mal de reins ou de lombaire lancinant, j'ai pris , pour une fois , une chaise et je me suis assise dans un angle savamment réfléchi...

Me voilà donc assise dans la cour, à observer tous ces enfants bondissants, à répondre à leurs demandes, à écouter leurs doléances, à rattacher leurs lacets, à moucher leurs nez, à résoudre leur conflits, et à soigner leurs tits bobos....

- Maîtresse, t'es malade?
- Non, pourquoi?
- Parce que t'es assise...
- Non, non, j'ai un peu mal au dos seulement....

J'ai du répondre à cette question une vingtaine de fois tant que l'info n'a pas eu fait le tour de la cour. Et puis comme d'habitude le train-train de la récré a repris son cours normal...

Je suis toujours effarée par la violence des jeux de la plupart des garçons... En grande majorité , les garçons jouent "à la bagarre" ,enfin, ils n'appellent pas ça comme ça, eux , ils appellent ça du nom de leur dessin animé favori ...

- Vous jouez à quoi les garçons?
- On joue à "spider"
- Ah? !.....

Quand je les vois à longueur de temps s'attraper , se jeter par terre, se pousser, se tirer,se donner des coups, je me demande comment ils ne peuvent pas en avoir marre au bout d'un moment... ça doit être lassant ( je pense sûrement ça parce que je ne suis pas un garçon).... Mais non, ils ont bien l'air de s'amuser....Sauf quand l'un ou l'autre se fait mal, ce qui arrive relativement souvent.... La plupart du temps, c'est trois fois rien et malgré les trois larmes versées, dés qu'ils sont calmés ils repartent aussitôt se jeter dans la bataille en courant....



Tous les garçons ne sont pas comme ça bien sûr mais une grande majorité quand même. Il y a parfois quelques filles qui se mêlent à ces jeux , mais contrairement à leurs copains , elles se lassent vite....

Les filles remuent beaucoup moins en général.
Elles , elles s'installent dans un coin de cour, elles sortent leurs doudous ou leurs petits poneys, elles se racontent des histoires, elles font des rondes, elles se forment en clan, elles acceptent certaines , rejettent d'autres, se font des vacheries aussi, moins violentes physiquement, mais plus tordues aussi....




Et puis il y a les électrons libres, ceux qui jouent un peu par-ci, un peu par-là, un jour dans un groupe, un jour dans un autre, un jour en solo, un jour à rêver, .... C'est souvent ces enfants là qui viennent rôder autour de moi, et qui viennent me raconter des choses, des petits riens, simplement , parce qu'ils ont envie de bavarder.
Les sujets sont très divers, parfois anodins , parfois plus profonds, parfois graves sous leur apparente légèreté.....

Coline s'est assise à côté de moi, elle me dit :

-Tu sais Maîtresse, maintenant, j'ai une super voiture!
-Ah bon? Toute neuve?
- Oui c'est mon papa qui l'a achetée.
- Qu'est ce qu'elle a de super cette voiture?
- Elle est grosse et elle est belle, c'est une BM*W ...
- Ah...
- ça te plaît pas les BM*W , maîtresse?
- Heu.. si,si, ça doit être une belle voiture ...
- Elle est plus grosse que la tienne...
- Ah ben ça , c'est sûr. (la maîtresse roule dans une clio pas toute jeune alors forcément..)
- Mais elle est jolie la tienne quand même hein!
- Ah, merci Coline...Tu sais pour moi, l'important c'est qu'elle démarre tous les matins, après...
- Moi j'aime la grosse BM*W de papa...

A côté de nous ,Clémentine s'est approchée et écoute la conversation depuis un moment, et soudain elle prend la parole:

- Ben moi maîtresse , tu sais , moi, ben moi j'ai..... tu sais, j'ai........
- Oui? je t'écoute, qu'est ce que tu as?

Clémentine cherche, réfléchit, se gratte la tête.... Et puis soudain remonte la jambe gauche de son pantalon et s'exclame , le visage rayonnant:

- J'ai des belles chaussettes toutes neuves , avec Dora dessus...

Je regarde ses chaussettes .

- Ah oui, elles sont mignonnes tes chaussettes.
- C'est mon papa aussi qui me les a achetées, hier. Elles sont trop belles, il est trop gentil mon papa

Coline s'accroupit pour regarder les chaussettes de plus prés:

- Wouaow ! Elles sont belles, y'a même du brillant dessus!!

Clémentine toute fière repart en courant.
Coline me dit:

- Elle a de la chance Clémentine...

Et je pense qu'elles ont toutes les deux de la chance de s'extasier encore de la même façon et avec autant d'enthousiasme devant une voiture de luxe et une paire de chaussettes.... Pourvu que ça dure le plus longtemps possible...

Un peu plus loin dans la cour j'aperçois un petit garçon que je ne connais pas qui tient, je devrais plutôt dire, qui traîne Juliette par la main... Juliette n'a pas l'air très contente. J'appelle donc le petit garçon qui vient vers moi tirant Juliette derrière lui...
Quand ils sont là, tout près , je vois bien que Juliette fait la grimace.

- Qui es tu, toi? Je ne te connais pas... Tu es nouveau?
- Oui, je suis R...

( Je me souviens que ma collègue de la classe des petits accueille depuis hier un petit nouveau)

- Dis moi ,R... , qu'est ce qui se passe avec Juliette?
- C'est ma copine! affirme t-il avec force.

Juliette ne dit rien mais elle fait non avec la tête et je sens bien qu'elle n'est pas très rassurée.

- Eh bien, moi, je n'ai pas l'impression qu'elle soit d'accord avec toi....

R... répète d'une voix forte:

-Si ! C'est ma copine!

Juliette grimace de plus belle et je vois qu'elle essaie d'enlever sa main de celle de R.. qui la serre très fort.

- Lâche Juliette d'abord, et on va lui demander si elle veut être ta copine.
- Non, je lâche pas..

Juliette grimace de plus belle, sa petite main est toute fripée dans celle de R...
Je lui dis un peu plus fermement:

- Lâche la main de Juliette , tu lui fais mal.
- M'en fous, c'est ma copine, elle va partir sinon..

Et Juliette se met à pleurer.
J' attrape la main de R... desserre avec difficulté son étreinte et libère les petits doigts de Juliette qu'elle frotte alors contre son manteau...
Je demande :

-C'est ton Copain R...?
- Non! veux pas, il me fait mal....

Et elle file à toutes jambes..
R... reste là , il me regarde d'un oeil noir , il s'est renfrogné .

- Voilà, j'ai plus de copine à cause de toi!...moi je veux une copine....
- Tu sais R... , ce n'est pas en forçant les autres à te suivre que tu te feras des copains
- Veux pas des copains, veux une copine... veux une fille...
- Mais avec les filles c'est pareil. Si tu veux une copine commence d'abord par parler et jouer avec elle et tu verras que si tu es gentil elle deviendra ta copine....

R... n'a pas l'air convaincu et en plus il est en colère contre moi parce que j'ai permis la libération de Juliette...

- Je vais la rattraper et je vais l'attacher...

Je reprends très calmement:

- Je t'ai à l'oeil, R..., Si tu fais encore mal à Juliette , tu vas avoir affaire à moi....

R... se plante alors devant moi , les poings serrés , ses traits sont durs et crispés.....
Il grogne entre ses dents:

- J'ai pas peur....
- Pardon?

Il répète plus fort.....

- J'ai pas peur de toi !

Je lui réponds calmement mais un peu intriguée quand même:

- Encore heureux! Je n'ai pas besoin que tu aies peur de moi... Pourquoi tu dis ça ?
- Parce que j'ai pas peur de toi! répète t-il encore une fois, encore plus crispé , dans ses yeux noirs passe comme un vent de panique et d'effroi... Il montre ses poings...
- R... ne te mets pas dans un état pareil et approche toi, tu n'as rien à craindre de moi, approche, viens me dire pourquoi tu dis ça....

R.... (qui n'est qu'un tout petit bout de 3 ans et demi ,je le rappelle) ne bouge pas, je tends la main , lui prends un de ses poings tout serré, l'attire vers moi et l'attrape par la taille.... Il se laisse faire en résistant un peu, mais il cède....

- Pourquoi dis tu que tu n'as pas peur ?
- Parce que j'ai pas peur de toi.... et j'ai pas peur de l'horreur non plus....

Mon sang s'est figé.... je ne comprends pas vraiment ce qu'il dit , mais je sais tout à coup que ses mots en cachent d'autres, qu'il a du vivre des choses qui lui font dire ça, des choses terribles .... Sa façon de dire ces phrases, la façon dont les muscles de son dos sont tendus sous ma main qui l'entoure quand il dit ça.... Je déglutis, essaie de garder le même ton et continue de lui poser des questions:

- Tu n'as pas peur de l'horreur? c'est ce que tu me dis?
- Non, pas peur de l'horreur moi!
- C'est quoi l'horreur , R... ?
- L'horreur ça crie, c'est quand on saigne.....
- Tu l'as déjà vu l'horreur toi?
- Oui!
- dans un film?
- Non, je l'ai vue vraie... j'ai pas peur...

R... n'a pas une larme, mais son corps se tend en parlant, moi j'ai un peu de mal à contenir les miennes, mais je respire un grand coup....

- Et tu l'as vu où, l'horreur?
-.......
-Tu ne veux pas me dire?

R... ne répond pas....

Il s'est tourné vers moi et il s'est mis à jouer avec mon pendentif en forme de coeur.... Je le tiens toujours par la taille, et regarde son regard noir de petit garçon, ses petits yeux qui ont déjà vu si tôt l'horreur tout près de lui.... La panique lue tout à l'heure dans ses pupilles s'est évanouie...

On ne se dira plus rien, mais il restera là le reste de la récréation, sans que je le retienne, appuyé sur mes genoux à faire rouler dans ses petits doigts la petite breloque en forme de coeur qui me pend au cou.... Je continuerai à surveiller la cour , avec l'impression que c'est vraiment mon coeur qui roule entre ses doigts.... Au moment de rentrer, juste un petit bisou sur son front et ses yeux dans les miens qui me disent cette fois - ci , sans un mot mais de façon évidente, qu'il n'a pas peur de moi.... Et ça me fait plaisir...

Je passe par la classe de ma collègue en retournant dans la mienne, et lui demande une minute de son temps, je sais, c'est pas le moment mais j'ai besoin de savoir....

- Dis moi, j'ai croisé R... dans la cour ce matin..., tu as vu ses parents?
- Non pourquoi? il est chez une gardienne, il a été retiré à ses parents et placé chez Mme G... , depuis 10 jours. C'est pour ça qu'il entre juste maintenant... Il était sur Marseille avant.
- Ah! et tu sais pourquoi il a été retiré à ses parents?...
- Ben ,non, tu sais bien que dans ces cas là, le dossier est couvert par le secret médical et professionnel....
- Oui, c'est vrai.... Bon, j'y vais , on se voit un moment tout à l'heure, je voudrais te parler de lui un peu....

Et après ça, il faut arriver à faire la classe sans plus penser à R..., essayer de rentrer à la maison en tirant le rideau de l'école, essayer de s'endormir le soir comme d'habitude...

Le monde de l'enfance est ainsi fait... Il y a d'un côté ceux qui en toute innocence admirent leur voiture neuve comme leurs chaussettes et... ceux qui ont déjà vu l'horreur en vrai....

jeudi 17 janvier 2008

Féérie matutinale...

Je ne peux m'empêcher de vous faire partager la vue
que j'ai tous les matins sur le chemin de l'école...

Ce matin , elle était toute rose .... C'était Sainte Victoire, la douce....




lundi 14 janvier 2008

Chanson pour Michel


Dans un petit coin de ma vie feutrée
Porte s'est ouverte
Ou plutôt fenêtre .
Dans un petit coin de coeur replié,
Un oiseau s'y est posé.

Il avait sous ses ailes ,
Bien au chaud, mille merveilles,
Et cachés sous ses duvets
Des trésors insoupçonnés.

Des mots ,des mélodies,
Aux couleurs de sa vie,
Des p'tits bonheurs éparpillés
Qu'il a doucement partagés
De façon belle et vraie.

Et mon coeur a souri,
Y trouvant un ami
qui arrivait de ce pays
Où les espaces sont infinis.

Était - ce rêverie?

Dans un petit coin de ma vie feutrée,
Porte s'est ouverte,
Ou plutôt fenêtre .
Dans un petit coin de coeur replié
Un oiseau s'y est posé.

Il avait sous ses ailes
Bien au chaud , mille merveilles,
Et caché sous ses plumes irisées
Un monde magique ,
Empli de musique
Et de sensibilité...

samedi 12 janvier 2008

L'envol


L'oiseau.... Le petit oiseau... le premier oisillon de la couvée.... L'oiseau a grandi.

Depuis quelques temps déjà, il battait des ailes, dans le nid.

Il a toujours était attiré par le ciel et les grands espaces, il a toujours rêvé de savoir voler de ses propres ailes...

Il a très tôt choisi qu'il ne tarderait pas, qu'il ne traînerait pas dans le chaud duvet parental.

Il voulait ,vite .

Alors il a appris... Il savait ce qu'il voulait...

Il a appris à voler et puis il s'est essayé à quelques vols alentours...

Il s'est senti à l'aise... Content d'y être arrivé, fier de lui...

Alors il a construit un autre nid... un nid bien à lui....

Et puis il y a quelques jours , il a pris son envol....

Papa et maman oiseau le savaient... mais ... Est ce que ça fait toujours ça pour le premier?... Le premier de ses oisillons qui s'en va vivre sa vie... Il leur semblait qu'hier encore il cassait sa coquille, et le voilà dans son nid à lui...

Quelques plumes de son duvet de poussin sont toujours là, dans le nid familial...

Cet après-midi, Papa et maman oiseau sont allés voir ce nouveau nid....pour voir comment il est installé...

Maman oiseau se sent un peu bizarre... Elle est un peu remuée à l'intérieur de son coeur de piaf mais elle est fière de son oisillon devenu un grand et bel oiseau autonome...

Elle lui a dit d'ailleurs, tout à l'heure, quand elle l'a serré fort au creux de ses ailes comme quand il était un tout petit, tout petit zoizo...

Elle le sent heureux.... et épanoui... alors c'est bien pour lui ...
C'est un jour heureux, comme petit oiseau le chantait quand il était petit...
Écoutez comme il gazouillait bien...

boomp3.com

jeudi 10 janvier 2008

Boîte à bonheur

J'adore ma boîte aux lettres....

Ces derniers mois et derniers jours , j'y ai trouvé toutes sortes de belles surprises, de petits mots chaleureux, de gourmandises à faire pâlir un ptilu, de cartes voyageuses, .....





Et aujourd'hui comme une cerise sur le gâteau....






Ceux sont de vrais petits bonheurs.....


Merci encore....


rajout du 11 janvier:

Et ça continue..... Anne d'Orval sommeillait dans ma boîte ce midi, elle s'était endormie à 17h05..
J'en suis encore toute chose....

mercredi 9 janvier 2008

L'auberge aux oiseaux

Lorsque le monstre sanguinaire dort....


L'auberge aux oiseaux ne désemplit pas...


La nourriture n'y est pas extraordinaire mais en période de disette, on y trouve toujours un couvert et de quoi s'y remplir la panse...

Je suis un habitué de la maison... Il faut dire que cette aimable cantine siège en plein coeur de mon territoire...


Au fait, je ne me suis pas présenté.... Je m'appelle p'tit Julot... c'est moi là...





L'auberge est ouverte à qui veut , et loin d'être un club privé, elle accueille des habitués mais aussi des individus ou des groupes de passage.

Elle n'ouvre qu'une partie de l'année. De la mi novembre à la fin mars... La haute saison étant de décembre à février.

A l'auberge, je connais tout le monde ou presque , faut dire qu'il n'y a pas un jour sans que j'y passe une partie de ma journée... Et ne croyez surtout pas que ma couleur est liée à mon attirance pour ce comptoir... je ne bois que de l'eau...


Laissez moi vous présenter les coutumiers du lieu:

-Les premières à l'ouverture sont les mésanges bleues... Elles se pressent tout de suite au buffet mais elles ne mangent pas sur place. Elles choisissent leur graine préférée et s'envolent avec, sur un arbre proche, pour la déguster tranquille, avant de revenir en choisir une autre...Elles sont grassouillettes . Il faut dire, qu'elles mangent beaucoup pour se protéger du froid de l'hiver.


.




Leurs soeurs ennemies sont les mésanges charbonnières... Qui jouent souvent les gros bras auprès des bleues...
Faut dire qu'à côté d'elles, elles ont un gabarit de déménageur.... Enfin, façon de parler, déménageur de mésange, c'est quand même pas énorme, mais tout de même ...
Elles le savent d'ailleurs et en jouent... quand elles arrivent autour de la table, elles savent se faire respecter et c'est rare que les autres ne leur laissent pas la place. Si ce n'est pas le cas ,elles les chassent à coup de bec... de vraies mégères celles là...

.






Mais la famille "mésange" ne s'arrête pas là...


Tous les jours ,au petit matin , un petit couple timide et apeuré, terriblement vif et agité, vient prendre aussi sa part de gras et de graines. Elles sont inséparables , et se déplacent toujours à deux. Le moindre mouvement les fait fuir... Même moi , je n'ai jamais réussi à m'approcher d'elles.. Elles sont pourtant mignonnes... mais vraiment trop craintives!...
Ce sont les mésanges huppées...








Il y a aussi des" bandes" qui fréquentent l'établissement.... Plus ou moins fréquentables d'ailleurs...


La première est une bande de fofolles excentriques complètement excitées.... Les mésanges " à longues queues". Elles arrivent toujours par 6 ou 8 et volettent dans tous les sens, allant d'une table à l'autre sans cesse. Elles sont très mignonnes mais sont de caractère survolté...
Elles ne se mélangent pas... elles restent en clan.... et quand elles débarquent , elles ne restent jamais très longtemps : un encas vite grappillé de ci ,de là dans une confusion d'ailes , de becs et de queues , et les voilà reparties...Une sorte de petite tornade brève et agitée avant le retour au calme....





Une autre bande, mais de voyous celle-ci fréquente cet endroit de temps en temps....
Ils arrivent par 10 ou 12...un vrai gang..... ils font une descente, s'approprient toutes les tables, monopolisent le buffet, et chassent violemment quiconque veut s'en approcher....
Ils sont habillés de couleurs criardes qui font dire qu'ils sont beaux. Mais ils ne sont vraiment pas sympathiques...même moi, tit julot, je ne me sens pas rassuré quand ils sont là....
Quand ils sont sur la place ,ils s'incrustent et restent là de longues minutes, sûrs d'eux, et de leur bon droit, il leur arrive de vider la moitié des réserves en une seule visite...
Ce sont des "galavards" comme on dit...
Seul le monstre sanguinaire les fait décamper...Sinon , ils ne craignent pas grand monde...
C'est la bande des chardonnerets...







D'autres se font plus rares... mais régulièrement tout au long de l'hiver ,ils viennent se requinquer au comptoir de l'auberge....


Les serins cini sont de ceux ci, discrets, paisibles, toujours en couple aussi ceux là...









On ne voit s'attabler le rouge- queue que lorsqu'il n'a vraiment aucune autre solution et qu'il ne trouve vraiment plus une miette ni le moindre vermisseau à se mettre sous le bec dans la nature. Alors il nous fait l'honneur d'une visite , discrète et prompte..








Et puis il y a les autres..... Ceux qui ne rentrent pas, ceux qui tournent autour, ceux qui préfèrent rester au sol pour manger...
Le pinson , le merle et la merlette , et la bergeronnette (qui ne se sont pas fait tirer le portrait)...

Et puis encore plus alentours et d'un tout autre gabarit , se nourrissant des glands du chêne ou des olives oubliées intentionnellement sur l'olivier , le gros geai occupe l'espace de son vol sonore et de sa voix éraillée...









Il y a encore..... la pie... mais elle n'est pas très appréciée ici, elle terrorise tout le monde (même le monstre sanguinaire ne fait pas le fier devant elle) et elle détruit les nids des plus petits d'entre nous.... de toutes façons elle ne vient pas à l'auberge.... elle y est personna non grata....


Nous avons par contre, la visite régulière et gentillette de nos amis les pigeons..... Mon dieu qu'ils sont chouchous ces deux là !.... ça n'est que mamours et compagnie . Eux aussi préfèrent picorer ce qui tombe au sol.... Ils sont trop mimis.....






Bon, ben, je crois que vous connaissez tout le monde maintenant.....

Je vais vous laisser, faut que je file...je suis déjà en repérage pour mon futur nid du printemps prochain....

Allez , à plus ! Et n'hésitez pas à donner l'adresse de la gargote à vos connaissances.... C'est un endroit accueillant et toujours ouvert en hiver....

Allez! Salut!