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mardi 17 juillet 2007

Nouveau départ

Me voilà en halte chez moi pour 2 petits jours avant de repartir jusqu'à la fin du mois... je suis allée voir la consigne de paroles plurielles et je n'ai pas pu résister malgré mon manque de temps... alors voilà:



CONSIGNE
Vous allez raconter une petite histoire, avec les petits bouts de phrase suivants qui se retrouveront dans l'ordre dans votre texte:
- Elle est debout (incipit)
- Que se passe-t-il?
- C'est un parti pris
- Des affreuses chaussettes de couleur verte
- Et ce jour-là, le soleil s'est levé comme d'habitude(dernière phrase)






Elle est debout... Il n'est que 5 heures du matin pourtant...

Que se passe-t-il?

Elle part en voyage. Fébrile, excitée, pas vraiment sûre d'elle mais décidée tout de même, elle part à l'aventure... Sans savoir vraiment quand elle reviendra. Elle a toujours detesté les dates fixées à l'avance, c'est un parti pris.

Elle vérifie qu'elle n'a pas oublié son pull fétiche ,trop grand pour elle, son chapeau tout déformé et ses affreuses chaussettes de couleur verte qui ne vont avec rien mais qui sont si confortables dans ses grosses chaussures de marche.

C'est qu'elle va en faire des pas et des pas. Elle en fera des milliers et d'autres encore... Parce qu'elle ne reviendra que quand elle ne saura plus pourquoi elle est partie...

Elle charge son sac sur son dos, ferme la porte de sa maison sur ses rêves déchus et glisse la clé sous le pot de fleurs vide sur le petit muret de la terrasse... se retourne une dernière fois...

C'était sa vie et ce jour-là, le soleil s'est levé comme d'habitude...


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vendredi 22 juin 2007

jamais deux sans trois

Très , très accaparée par mon boulot cette fin de mois.... Peu de temps pour écrire.... je vous poste quand même mon avant dernière participation à paroles plurielles... La consigne sur le coup ne m'a pas inspirée... et puis.... en fin de compte j'ai suivi une idée qui m'a menée là.

La consigne accompagnée de cette photo était la suivante:


Et si on changeait carrément de registre pour cette nouvelle consigne?
Allez, on y va...






Une phrase obligatoire se retrouvera soit comme incipit, soit comme dernière phrase, à vous de choisir:
"Excuse-moi, c'est une erreur..."



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photo de Nicola Ranaldi
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Jamais deux sans trois
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- Excuse moi, c’est une erreur, Bon Dieu !
- C’est à moi que tu t’adresses Adam ?
- Oui … excuse moi, c’est à toi… excuse moi…
- Hé bien, qu’est-ce qui est une erreur ?
- C’est au sujet d’Eve, Bon Dieu, que tu m’as envoyée…
- Oui, et alors, elle ne te plait pas ?
- Si, si, au contraire, Bon Dieu, mais…..
- Mais quoi ?! Allez, dis moi, je n’ai pas que ça à faire moi, rester là, à écouter tes réclamations ! Qu’est ce qui ne va pas ?
- Elle n’a que deux seins…
- Oui, ben c’est bien deux seins, non ?
- Ou…oui, c’est pas mal, mais c’est tellement doux, on ne pourrait pas en avoir ...en avoir au moins un de plus…
- un de plus ? Non, mais ça va pas bien Adam, et où tu veux que je le mette ? Au milieu du front ?
- Heu… non, je sais pas moi, au dessus du nombril par exemple...
- N’importe quoi ! Tu n’es pas dans ton état normal, toi… De toutes façons, tu n’as que deux mains… alors je ne vois pas à quoi ça t’avancerait, hein ?
- j’ai des idées… pour le troisième même avec les deux mains déjà occupées sur les deux prem…
- RRHHOOO ! Mais tais toi donc… va prendre une bonne douche froide, ça te remettra les idées en place… Ève a deux seins, et puis c’est tout… c’est mon œuvre et pas la tienne… Zut ! Soit déjà heureux qu’elle en ait deux… Et puis file, trêve de balivernes ! Je ne veux plus t’entendre à ce sujet !... Ah ! Une dernière chose, Adam… Arrête les pommes pendant un petit moment… je pense que c’est plus raisonnable pour toi… ça te fait du mal…

lundi 11 juin 2007

Le chevalier et la princesse


Encore un texte écrit avec "Paroles plurielles",
il y avait cette photo et la consigne suivante:

Je vous propose de vous laisser "prendre" par une photo que m'a transmise Arthur. Non pas pour écrire un texte "moral" sur la pauvreté, mais pour écrire VOTRE texte à vous que vous inspire cette photo. Et pour vous compliquer la tâche (oui, vous savez que j'adooooooooore ça!), voici une phrase d'incipit "chipée" à Philipe Claudel, (auteur à lire de toute urgence) dans son livre "J'abandonne" (dur dur) paru en collection folio : "Le samedi, c'est plus tranquille. Il y a moins de monde." (p56)
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Le chevalier et la princesse

Le samedi, c’est plus tranquille. Il y a moins de monde et des fois on voit un peu maman. Et le dimanche c’est encore mieux, y’a personne et on peut rester avec maman.
Sinon, les autres jours, ça n’arrête pas. Tous ces monsieurs qui viennent dans la caravane. Y’en a des gentils qui nous donnent des bonbons mais des fois y’en a des méchants qui crient et qui tapent…
Nous, avec Titi, on n’a pas le droit d’entrer… que le soir pour manger et aller au lit, alors on joue dehors. Sous la table, avec la nappe, on s’est fait une cabane, c’est notre château !
Titi, il dit qu’il est le chevalier de la table carrée et qu’il va sauver maman et qu’il l’emmènera à la mer sur sa moto brillante.
Moi, je suis une princesse et je m’amuse à faire la cuisine avec de l’herbe et de la terre dans les boites de zharicots vides et même que je fais plein du manger et que quand on a fini, on n’a plus faim…
On s’amuse bien avec Titi. Des fois, on joue aux quilles avec les bouteilles vides . Y’en a des tas sous la caravane. Mais maman, elle aime pas, elle dit que le bruit, ça lui fait mal à la tête.
Quand il pleut, on va voir la télé dans la caravane de Gigi.
Gigi, c’est la copine de maman, elle travaille la nuit, elle fait le ménage dans la grande tour à côté du « Leclerc ».
Elle est gentille Gigi, mais elle fait un peu peur à Titi parce qu’il lui manque deux dents. Titi, il dit qu’elle rit troué comme une sorcière.
Et puis elle nous fait plein de bisous et des fois elle nous serre très fort, et des fois elle pleure en nous disant que ça ira mieux demain… Pourquoi, elle dit ça ? Ça va déjà bien… on est content avec Titi….


lundi 14 mai 2007

Paroles plurielles 2

Voici la dernière consigne d'écriture donnée par coum sur son site "atelier d'écriture" .
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La photo que vous voyez là et :
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Pas d'incipit cette fois, mais une phrase à placer dans votre texte, à l'endroit choisi par vous:
"Seule l'écriture nous (me) sauvera de la gueule de bois"
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Tout ça en 2000 caractères maximum (espaces compris).
Sur le coup, je suis restée muette... cette phrase ne m'inspirait pas vraiment, c'est le moins qu'on puisse dire...
et puis à force de regarder ce pantin dans les yeux, il m'est venue une idée puis plusieurs ,alors je me suis lancée, voilà le résultat:
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Echappée Belle
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" Gueule de bois ! Gueule de bois arrive ! "
C'est Jojo " le moqueur " qui nous siffle ça entre ses dents, il a l'œil rivé au petit trou laissé par un nœud manquant d'une des planches de la cabane à outils où nous nous trouvons.
Nous sommes quatre là-dedans, tremblant de peur au milieu des râteaux et autres binettes, osant à peine respirer. Il y a Jojo, le chef de la bande qui a toujours les bonnes idées ; Ludo, dit " monte en l'air " premier en gymnastique et qui sait grimper partout ; Gilou, dit " le bagou " qui est capable d'inventer n'importe quelle histoire sur le champ, un roi de l'impro ; et moi Lulu (la seule fille du clan) dite " l'écriture " parce que je sais imiter l'écriture d'à peu prés tout le monde sans trop d'effort.
Jojo continue à nous raconter ce qu'il voit par le petit trou :
- Il cherche, il est à l'autre bout du jardin, il regarde partout, dans les buissons, sous les bancs…. C'est sûr, il va nous trouver, et il va nous...tuer "
" Le bagou " réagit :
- Nous tuer ! Faut rien exagérer, c'est pas parce qu'on lui a piqué trois poignées de cerises , quand même ! Il n'a pas l'air si terrible ce vieux avec sa tête de marionnette…. "
- Tu veux rire ! C'est un furieux, Monsieur le Comte l'a embauché comme gardien pour ça, s'il nous trouve notre compte est bon ! Non, seule " L'écriture " peut nous sauver de la Gueule de bois "
- Moi ? dis-je complètement ahurie et effrayée !
- Oui, toi! Le jardinier de Monsieur le Comte, c'est bien ton oncle ?
- Ben… oui…
- Tu connais son écriture ?
- Oui, même sa signature ! J'ai déjà rendu quelques services à mon cousin sur son livret de notes.
- Tu as ton carnet ? Parfait, alors tu vas nous faire un joli petit mot.

Et voilà comment le terrible " Gueule de Bois " passa son chemin après avoir lu sur une drôle de feuille arrachée à un cahier et punaisée sur la porte du cabanon, un curieux petit mot.

Défense d'entrer
Abri de jardin piégé
Signé : Gaston Bourgeon, le jardinier.

dimanche 15 avril 2007

Paroles plurielles

Moi aussi , tout comme Sammy , Papistache et bien d'autres suis une adepte du site "atelier d'écriture" Paroles Plurielles.


La dernière consigne d'écriture qui nous a été donnée était la suivante, ces deux photos et:






- L'incipit: "Et maintenant, ça suffit...! "
De plus vous insérerez de manière habile et non artificielle (tout ça!) les trois mots suivants (dans l'ordre que vous voudrez): cathédrale - citron - corbeille

Voilà, fallait se débrouiller avec ça, voilà mon texte:

Supplice

Et maintenant, ça suffit…! J’en peux plus!
Enlevez-lui les piles! Sinon je vais faire une crise !
Toujours le même morceau… Mal joué de surcroît… J’ai dû l’entendre cent fois aujourd'hui.
Pauvre Schubert, si il entendait ça! Il se retournerait dans sa tombe…
Au secours! Arrêtez- le! Je vais devenir dingue! Il est gentil mon voisin mais quand il se met au piano… C’est une vraie torture.
Depuis ce matin… ça dure depuis ce matin ! Pitié! Je suis prête à lui offrir une corbeille de billets pour qu’il cesse ce martelage de clavier et qu’il aille faire un petit tour au square, prendre l’air... Il fait beau … Il ne veut pas ? … Non, il recommence. Pauvre piano ! Pauvre de moi !
Aïe, encore un chapelet de fausses notes… Ma tête !... Mais pourquoi il s’obstine comme ça ? Il ne s’aperçoit pas que c’est un massacre !...
Je rêve de calme, oui, c’est ça, d’un grand bol de silence, toute seule, au fin fond d’une cathédrale déserte…
Aaaïe ! Ça recommence, mon crâne est assommé par ce carnage musical. Faites le taire !
Pauvre piano, pauvre Schubert, pauvre musique, pauvre de moi… Pauvre truite, je crois que même elle, préfèrerait être cuisinée au citron.