Je n'ai pas beaucoup de souvenirs de mon école maternelle. Et le peu que j'en ai ne sont pas très bons.
Je me souviens un peu des lieux:
-Une grande salle d'accueil lumineuse dans laquelle trônait une sorte de petit manège de toutes les couleurs sur lequel il était interdit de monter et un grand espace vide dans lequel je n'ai pas le souvenir d'avoir fait quoi que ce soit, même pas une ronde avec ma maîtresse.
- Une cour de récré en gravillons rouges où je ne me souviens pas d'avoir eu des copains.
- Une salle de classe où je ne me souviens ni d' avoir joué, ni trouvé un coin avec des poupées ou des voitures ou des cubes. Je n'y ai pas expérimenté beaucoup de choses non plus, pas de ciseaux, pas de colle, pas de vraie peinture. Je me souviens de crayons gris, avec lesquels je devais faire sur des cahiers d'écoliers des lignes de 1, de 2, de 3... Je me souviens aussi avoir recopié les mots "rémi et colette" .... et la chose la plus extraordinaire que je me souviens avoir faite, c'est mettre en couleur des dessins reproduits au tampon sur mon cahier avec ces mauvaises peintures en pastille et un pinceau à poils de plastique....
- Une salle de repos, disons plutôt un dortoir, où on ne quittait même pas ses chaussures pour aller s'allonger dans des lits de toiles et où il y avait de belles peluches posées sur les meubles tout autour mais qu'il était formellement interdit de toucher...
La cantine, je n'y restais pas, mais j'y allais quelquefois un petit peu en attendant avec impatience et un peu d'angoisse que ma maman arrive pour venir me chercher.
C'était très peu pratique pour ma mère d'ailleurs, parce l'école des filles où elle était institutrice de CP était à l'autre bout du village par rapport à mon école, et ayant forcément les mêmes horaires que moi, il lui était impossible d'être à l'heure pour venir me chercher.... Et je me souviens de l'avoir attendue souvent et longtemps...
Je me souviens aussi des personnes, enfin , d'une en particulier , ma maîtresse, qui était aussi la directrice de l'école... et qui me fichait une frousse terrible.... Mademoiselle Patel (c'était son nom, je pense que je peux le donner maintenant , il y a prescription..) m'a laissé une drôle d'image d'elle. J'ai le souvenir de sa chevelure rousse presque rouge, crêpée et apprêtée à la mode du moment je suppose ( choucroute 60's) , mais surtout de ses ongles... très longs , si longs qu'ils en étaient presque crochus, laqués d'un rouge bordeaux rutilant. Je me souviens aussi qu'elle avait toujours un grand panier en osier et puis enfin.... qu'elle ne sentait pas très bon, ou du moins que son parfum mettait mal à l'aise mes narines enfantines... A part ça ,je ne me souviens pas qu'elle m'ait adressé la parole de façon individuelle ( pourtant ça a bien du arriver, enfin j'espère)... Je ne me souviens pas l'avoir entendu chanter, ni l'avoir vu jouer avec nous, ni nous raconter une histoire. Je me souviens qu'elle criait fort.... Mes oreilles s'en souviennent.... et qu'elle tirait les oreilles.... pas les miennes (je pense que j'étais assez sage ) mais celles des autres et ça faisait mal rien qu'à regarder....
Il y avait dans cette école des "tatas", comme on dit encore à Marseille, qui heureusement avaient pour nous d'autres attentions qui me paraissaient plus sympathiques...
Je n'ai aucun souvenir d'activités à part ce que j'ai cité plus haut.
Je me souviens par contre que je n'aimais pas y aller, que je lâchais avec beaucoup de larmes la main de mon grand frère quand il m'y accompagnait.
Je me souviens aussi que je préférais et de loin , rester avec ma nounou, ma chère tatie "Kléber" qui me gardait à la maison quand je n'allais pas à l'école et avec qui j'étais si bien ( mais je parlerai d'elle dans un billet spécial)... Ma mère le savait bien d'ailleurs( même si elle ne me l'a jamais dit, on ne dénigrait pas l'école à la maison, quoi qu'il s'y passait ) que j'étais mieux avec ma tatie que dans cette école maternelle là. Et elle me laissait souvent à la garde de ma nounou plutôt que de m'envoyer m'ennuyer avec Melle Patel...
Et puis dessiner librement, patouiller, découvrir le monde, chanter, m'exprimer , je le faisais à la maison avec mes parents et mes frères et soeur, j'avais cette chance.
Vous vous demandez peut être pourquoi tout ça me revient à l'esprit aujourd'hui...
C'est que... R*** s'en va bientôt.
Je vous ai parlé de lui l'an dernier .
Depuis qu'il est arrivé dans l'école, j'ai avec lui une relation de confiance particulière.
Cette année, il a débuté son année scolaire dans ma classe . C'est un gamin difficile qui s'est construit dans un environnement familial violent et en détresse, mais qui a en lui un coeur énorme et une volonté terrible de s'en sortir du haut de ses 4 ans.
J'ai beaucoup travaillé avec lui , en particulier, pour lui redonner confiance envers les adultes et en lui aussi . Il a une gardienne très chouette qui l'a bien aidé de son côté.
Ce petit bonhomme est à peu près d'aplomb maintenant, toujours au bord de la faille parce que profondément marqué par ce qu'il a vécu, mais de nouveau sur ses pattes et prêt à affronter sa vie...
Le juge en a décidé ainsi aussi, et c'est avec une immense joie que R*** m'a annoncé, il y a quelques jours, qu'au mois de décembre il pourra retourner habiter chez sa mamie. Je suis vraiment contente pour lui parce que c'est ce qu'il espérait le plus au monde. N'empêche que ça va me faire tout drôle de ne plus le voir du tout et de ne plus avoir ces longues discussions avec lui....
Et puis aujourd'hui, alors que j'étais occupée en classe avec un petit groupe essayant de résoudre un problème mathématique, il a quitté son atelier peinture et avant que mon ATSEM le rattrape, il est venu vers moi , ses mains en l'air, toutes vertes, les doigts écartés et les yeux tout ronds, et il m'a dit avec sa grosse voix:
-" Maîtresse!"
- ..... ?
-Hé ! Maîtresse!
- Oui R***, mais qu'est ce que tu fais là avec tes mains pleines de peinture!!
- Maîtresse, je voulais te dire.... je te moublierai jamais de la vie!
-..............................................
Depuis, j'essaie de m'en remettre ....
Du coup, j'essaie de me souvenir de mon école maternelle à moi.... et j'ai bien du mal....
Il y a 1 mois



32 commentaires:
Ton émotion est très perceptible et tu arrives très bien à la communiquer...
Brrr j'en ai encore des frissons dans le dos ! On ressent bien ta joie mêlée de tristesse. Être enseignant, c'est en quelque sorte être passeur... ça veut dire aussi qu'il faut se séparer, ce qui est parfois, je présume, assez pesant comme sentiment.
Allez je me lance moi aussi dans ton jeu perecquien du "je me souviens... de l'école maternelle"
Moi je me souviens de quelques trucs en maternelle. D'abord j'habitais Avignon et mon père me faisait monter sur les péniches qui longent le Rhône. Du coup je pensais que mon père possédait tous les bateaux d'Avignon. Et en classe je me souviens d'avoir dessiner une armada de bateaux en disant à la maitresse que c'était le bateau de papa. D'ailleurs j'ai revu il y a peu quelques uns de ces dessins avec beaucoup d'émotion.
Je me souviens que je devais signer mes dessins d'un W, ce que je ne comprenais pas très bien parce que c'est un signe absent de mon prénom.
Je me souviens qu'on avait un coin dinette, sans doute assez rudimentaire... mais c'était le moment, le matin surtout, où avec les filles on jouait au papa et à la maman. Comme toi je me souviens aussi du dortoir, que je n'aimais pas également.
Je me souviens de gros platanes dans la cour : un jour en courant j'ai foncé tête baissée dans un camarade et me suis retrouvé chez le médecin avec l'arcade sourcilière ouverte. Je ne mangeais pas à la cantine : on habitait juste en face de l'école...
D'ailleurs je me souviens d'un épisode : Un matin d'hiver, il neigeait sur Avignon (ce qui est assez rare). Ca devait être une des premières fois où je voyais la neige. Mon père et moi avant d'aller à l'école on a joué aux boules de neige... et puis en jouant on a oublié l'heure. J'étais celui qui habitait le plus près de l'école et ce jour là je suis arrivé en retard... Je crois d'ailleurs que ce jour là la maitresse nous a fait jouer une bonne partie de la matinée dehors et qu'on avait fait un énorme (à l'époque) bonhomme de neige.
Je me souviens aussi que la maîtresse me reprenais quand j'écrivais avec la main gauche...
Finalement j'ai assez de souvenirs d'école... pourtant j'en changeais presque tous les ans, ce qui, je le réalise maintenant, n'est pas facile pour l'intégration et je me souviens très bien que les débuts étaient assez pénibles car je jouais souvent tout seul.
Un vrai bonheur de maîtresse...
Suis heureuse pour toi ...
Je crois que je n'ai aucun vrai souvenir de mon école maternelle... que des fabriqués à partir de ce qu'on m'a raconté, donc ... sans valeur ;-))
Moi je ne me souviens que du négatif ou quasi.
J'ai oublié ma première année, je me souviens des deux autres. Et j'aimais pas! Sûr!
Il est tout triste ton billet.
Moi qui suis de l'autre coté de la barrière, je pense surtout à ce qui s'est passé avant. Pauvre petit chou qui a été privé de sa mamie, si petit... ça me fait de la peine.
Les miens ont son âge. Comment pourraient-ils supporter de vivre un temps sans nous?
Arf!
Il me met les larmes aux yeux, ce billet... pauvre pichounet!!
Enfin, je suis contente aussi que ca s'arrange. C'est le plus important.
Mes souvenirs de maternelle... en fait, je n'y ai ete qu'une semaine. Une grande fille m'a pousse (elle devait etre haute comme 4 pommes!) et a failli me disloquer le bras, d'apres ma mere.
Je me rappelle de m'etre faite poussee... ma mere m'a illico retire de la maternelle. Je passais ensuite mes matinees a regarder Recre A2 et Laurel & Hardy. Deja amatrice d'humour anglais, a cet age! :P
Ah oui, le truc qui me fait sourire, c'est ta Mlle Patel, grande rousse...
Patel est un nom Indien tres repandu... ;)
Que voulez-vous Tilu, vous ne pouviez pas vous avoir comme maîtresse !
Ben ma mignotille, souviens toi de ta maternelle d'aujourd'hui, va... J'ai le regard tout mouillé. Y'a vraiment des moments rares dans la vie...
Tout ce dont je me souviens de ma maternelle, c'est du tilleul au milieu de la cour de récréation et de cette vilaine fille qui me tirait les cheveux et se moquait de mon physique peu engageant... Heureusement l'arbre me redonnait du courage. Je crois bien que j'ai de la sève qui coule dans mes veines.
bon ! finalement , vu les souvenirs que semble laisser l'ecole maternelle aux uns et aux autres , autant se contenter de changer les couches !
NANNNNNNNNN JE RIGOOOOOOOOLE !!
Ah mademoiselle PATEL ! elle aurait pu s'appeler Régine ! :-D
moi j'etais chez les moyens avec madame CUAUSA, et je me rappelle des poupées avec leurs vetements tricotés et leur lits qui n'etaient que des boites a chaussures.
je me rapelle des lignes de lettres sur des petites papiers de carrés de 10 cm de coté.
je me rappelle sur une table basse ovale et percé en son centre la reconstitution d'un décor de plage miniature à ne pas toucher non plus,
je me souviens du gouter pris avec les taties madame gonzalez ?) dans la cour et du "Landi" exercice collectif avec des mouvements des bras et des jambes que nous répétions pour une prestation gigantesque au stade velodrome avec tous les enfants de marseille.
je me souviens au fond de la cour , d'un petit carré de jardin ou on trouvait des especes de petits cloportes qui se roulaient en boule des qu'on y touchait. je me souviens du petit portail qui nous séparait de la cour des grands garçons et où j'apercevais mes frères.
Je me souviens des garçons qui déjà soulevaient nos jupes :D
C'est une merveilleuse déclaration d'amour qu'il t'a fait ce petit. j'espère que tu lui as répondu la même chose.
Calin
Vé Vé !!! je l'ai trouvée l'école !!!
http://www.gombertois.fr/chateau%20gombert%20les%20minots.html
Ce texte est très beau, triste d'abord, puis émouvant.
Et moi qui croyait qu'on ne pouvait avoir que des souvenirs heureux de la maternelle. A la maison, je devais me taire, ne faire aucun bruit, marcher sur la pointe des pieds parce que mon père étant un pianiste, il répétait durant des heures. Je vivais à Vienne, alors la maternelle s'appelait Kindergarten. J'en ai un souvenir enchanté, c'est le cas de le dire, puisque j'y ai appris toutes les comptines autrichiennes et que j'ai appris l'allemand là, sans peine et sans même m'en rendre compte. Le père de l'une des petites filles était forain au Prater et de temps en temps toute la classe était invitée à faire un tour sur les poneys de son manège ...
Ben tu vois ! Je te l'avais bien dit que maîtresse c'est le plus beau métier du monde !
Quel beau texte, j'en ai les larmes aux yeux.
Je me souviens de la cour, de ma solitude, des jeux des autres, des petites méchancetés dont j'étais l'objet, d'aucune maitresse.
C'est très beau; j'en suis toute retournée.
Je ne me souviens pas de tout non plus (pourtant la maternelle n'est pas si loin que ça à bien y réfléchir)mais je ne garde que des bons souvenirs de mon école. Ma maîtresse, elle s'appelle (ben oui, elle est pas encore morte, vu mon âge!) Bella.
Je me souviens d'un bac à sable dont on extrayait des petits cailloux noirs et brillants, d'un "circuit" sur lequel j'ai appris à faire du vélo, propulsée par Bella ; de notre thématique Indiens d'Amérique du Nord et de nos super déguisements pour la fête de Noël, fête à laquelle Viviane, lassistante maternelle,est partie en retraite ce qui nous a tous fait pleurer... Je revois mes courses-poursuites avec Jérôme, mon amoureux aux yeux verts (ils font encore craquer bien des filles aujourd'hui!), Simon et Caro, nos meilleurs amis, les graviers douloureusement incrustés dans les paumes de nos mains et la fierté du guerrier qui revient avec une belle couche d'éosine sur le genou...
Je me souviens aussi que mon petit frère redescendait en courant vers l'école quand il avait oublié de faire un bisou à "sa maîtresse", (qui n'était pas la sienne du tout mais l'autre instit était incompétente et méchante alors il trouvait Bella plus apte à recevoir ses baisers).
Je me souviens l'avoir croisée (dans des manifs, au ciné...) et lui avoir donné des nouvelles en essayant de ne pas la faire se sentir trop vieille...
Je ne la moublierai jamais ;)
Seb, je t'imagines bien en capitaine de toutes les peniches du Rhône du haut de tes 5 ans... :-)
Teb ,je suis sure que tu as du en rencontrer quelques uns aussi de ces bonheurs là!
Janeczka, te retrirer de l'école parce que tu as été poussée dans la cour!!!! heureusement que ça ne se fait pas souvent, sinon on aurait plus d'élèves!! :-D
Val, il est pas triste mon billet, je suis ravie pour lui... j'espère ,je croise les doigts très fort pour que ça aille mieux maintenant dans sa vie... Je pense que je n'aurai pas trop de nouvelles de ce bouchon là...
Walrus, c'est sur... de toutes façons me serais je entendue avec moi même?
Sandrine, c'est fou comme les arbres de la cour ont une importance forte pour les enfants... Il y a toujours une grappe d'enfants collée au gros platane de la cour....ça doit être pour ça...
Sonatine, dis donc! t'en as des souvenirs toi!!! tu m'as rapellé le portillon qui donnait sur la cour des grands..je m'en souviens aussi maintenant... Sont chouettes tes souvenirs.....comme quoi ,tu vois, c'est beaucoup une question de sensibilité la façon de capter l'école... On était bien dans la même toutes les deux....
Elsa, bienvenue chez moi! Tes souvenirs d'écoles sont très beaux, garde les bien au chaud...
Mme Dek, ben oui, comme ça peut être le pire....
Kloelle, étaient elles transparentes, ou inexistentes, ou peut être ne t'ont elles rien apporter qque tu n'avais en toi...
Green, je trouve que tu te souviens de tas de choses moi!... ton école ressemble beaucoup à la mienne actuelle! ;-)
Allez je rentre aussi dans le clan des "Larmes z'aux yeux".
Si touchant ce petit bonhomme !
Au moins toi tu laisseras de bons souvenirs d'école aux futurs blogueurs que tu entoures de tous tes soins ...
Difficile de ne pas être touché!
Ce qui me fait le plus plaisir à moi, égoïstement, c'est de retrouver la Tilu des billets émouvants avec ses élèves. Vrai, l'an dernier, j'ai cru la perdre.
Au chapitre des souvenirs, je me souviens que je mentais déjà dans la cour de récréation.
Attention, dit comme ca ca a l'air de rien, mais c'etait quand meme grave! Ma mere m'avait meme emmene chez le medecin. Enfin, tu peux lui demander les details...
je ne rappelle pas grand chose de mon école maternelle. Mais, j'aurais certainement aimé, comme R****, trouver une maîtresse que j'aurais eu du mal à moublier ! :)
Avant d'avoir fini de lire ton article, et la phrase de R***, je me disais que ce gamin là, il ne t'oubliera certainement jamais... et après, j'ai lu que c'est ce qu'il t'as dit...
Je pense que tu peux en être certaine ;-)
Moi, de mon école maternelle, je me souviens des bols de lait chaud et des bâtons et des lacets pour apprendre la notion de bases mathématiques... C'est peut-être ce qui a fait de moi un informaticien...
Et de l'école primaire, c'était l'odeur d'alcool à bruler de la polycopieuse (ce soir, on a mangé une fondue bourguignone, et ça m'y a fait pensé) et le"s encriers qu'on remplissait avec une grosse bouteille. Les oreilles décollées qui saignent aussi (j'y ai eu droit !) et l'imprimerie avec ces sacrés caractères ;-)
Ces tchios là ont bien de la chance de t'avoir eu sur leur chemin...
Bises.
Fred Cokenpat
Map, je n'en demande pas tant, simplement ne pas en laisser de mauvais me suffit...
Michel, entre gens sensibles....
Papistache, l'an dernier, je l'étais.. un peu perdue...
D'ac Janeczka, mais je pense qu'il y avait peut être d'autres moyens moins radicaux de donner suite à l'accident... mais ce n'est que mon avis ,hein... Les risques étaient ils moins grands dans la cour du primaire? et pourtant tu es bien allée au cp....
Kris, je ne pense pas vraiment qu'il ne me moubliera jamais, mais c'est l'intention qui compte :-)
Fred moi aussi!, l'odeur de la ronéo! j'adorais renifler le papier quand on nous distribuait les polycop... c'est vrai que c'est fini tout ça... le toner, ça ne sent rien...
Je me souviens de Nicolas mon amoureux...
d'une petite maison où l'on jouait à la dinette.
d'un endroit ouù l'on faisiat la sieste
et de presque rien car j'ai passé une bonne partie de ma dernière année de maternelle au Pérou. Et quand je suis rentrée, j'avais "oublié" ma langue natale.
Oui, je vois ce que tu veux dire.
Ca devait etre aux alentour de la mort de mon frere, alors j'imagine qu'elle etait secouee...
Et puis elle est tres impulsive et s'emporte facilement... ca aide pas non plus! :P
Ah ces Latins...
après tout le monde...j'ai envie de répéter comment ce billet est émouvant
A travers tes mots tu nous fais aimer ce petit bonhomme
Et tu sais de savoir que tu seras pour toujours une balise pour cet enfant...c'est presque un honneur!
Merci pour ce texte, Tilu
Caro, y'a pas de maternelle au Pérou?
Janezcka, je comprends mieux ,vu le contexte..
Coum, je ne sais pas si je serai une balise pour toujours, sincèrement je ne le pense pas, mais je suis contente d'avoir pu l'aider et l'accompagner un tout petit bout de chemin de son enfance..
et puis je viens de me rendre compte que je me suis trompée de Sébastien en répondant aux coms....
Bienvenue au nouveau Sébastien alors ;-)
Merci pour ton message de bienvenue... :) Je vais me rebaptiser Sébastien 2 alors... pour éviter les ambiguïtés
Non il y a le kindergarden (privé)et j'y suis allée parce que ma tante est morte en laissant mes cousines de 6 mois et 3/4 ans, alors je passais mes journées avec mes cousines. Et puis l'hiver ici correspond à l'été là-bas.
C'est très beau... (les vrais mots me manquent)
Et puis surtout je suis heureuse (et très émue) d'avoir des nouvelles du petit garçon, j'avais été tellement boulversée par votre récit en janvier.
J'aime bien les souvenirs, mais des fois ça me rend triste, alors je préfère regarder en avant, c'est si beau de rêver à ce qu'on va pouvoir construire.
Minie, bienvenue chez moi! Mais j'ai l'impression que vous connaissez déjà la maison si vous étiez déjà là en janvier.... Je n'ai pas souvenir de vous avoir déjà lue dans les coms..... Je suis vraiment ravie que vous ayez laissé une trace cette fois ci....
Oui, je me promène parfois chez vous, sur la pointe des pieds... Cest joli, c'est calme, vous êtes un peu comme une famille entre vous, c'est chaleureux.
j'ai beaucoup aimé les photos des Calanques et je me demande, depuis tout ce temps là, depuis où elles étaient prises... près de Cassis ?
Je ne peux pas m'empêcher de penser à Cézanne lorsqu'il peingait l'Estaque vu de Marseille...
Salut Ma Tilu ! J'étais pas venue depuis bien longtemps, bien trop longtemps. Eh ben, tu ne devineras jamais : d'abord, c'est comme si je n'étais jamais partie, et ensuite, ton billet m'a fait le même effet que d'habitude : émotion surpuissance de degré 12 sur l'échelle de moi (qui n'en compte que 10, alors...)
Je t'embrasse Ma Tilu. Avant, j'ai essuyé mes yeux, sinon, tes joues seraient sacrément mouillées...
Kiki :-)
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